Les comptes du Saint-Siège ont bénéficié d’un taux de change favorable du dollar

Le cardinal Sergio Sebastiani présente le bilan des finances du Vatican pour 2004

| 506 clics

ROME, lundi 11 juillet 2005 (ZENIT.org) – Le taux de change euro-dollar a été favorable aux comptes du Saint-Siège en 2004. Un bénéfice de plus de 3 millions d’euros (3,6 millions de dollars) a en effet été enregistré.



Le cardinal Sergio Sebastiani, président de la Préfecture des Affaires économiques du Saint-Siège a présenté ce lundi à la Salle de presse du Saint-Siège, le bilan économique du Saint-Siège pour 2004, annonçant en effet un bénéfice de 3.081.820 euros après trois années consécutives de comptes « dans le rouge » (cf. Zenit, 10 juillet).

En 2003, le dollar avait dévalué de 20% alors que l’an dernier la dévaluation n’a été que de 6,6%, a précisé le comptable général de la Préfecture, Paolo Trombetta.

La plupart des dépenses du Saint-Siège sont en euros mais les entrées en dollars sont très importantes.

Uniquement grâce au taux de change euro-dollar, le Saint-Siège a pu faire un bénéfice d’environ 20 millions d’euros, a poursuivi Paolo Trombetta.

Les activités institutionnelles du Saint-Siège (avec ses différents organismes et dicastères) ont enregistré un déficit de 23,2 millions d’euros. En 2003, le déficit était de 19,7 millions d’euros. Le déficit de 2004 est plus important que celui de 2003, entre autres parce que les salaires du personnel ont été augmentés de 9%, même si les frais de représentations pontificales (nonciatures apostoliques) ont été réduits.

Le bilan économique comprend les dépenses institutionnelles de la Curie romaine mais également les activités financières, la gestion du patrimoine créé lorsque l’Italie compensa avec les Accords du Latran en 1929, les dommages provoqués par l’expropriation des Etats pontificaux. Le bénéfice dans ce secteur est de 6,1 millions d’euros.

Le Saint-Siège investit 80% du patrimoine en obligations d’Etat « plus sûres », selon le cardinal Sebastiani, et seulement 20% en actions « toujours avec une garantie à 100% qu’il s’agisse d’investissements éthiques », a précisé le cardinal.

Le secteur immobilier (qui dépend en bonne partie des concessions faites par l’Etat italien en 1929) affiche quant à lui un bénéfice de 24,9 millions d’euros (22,4 en 2003).

Les institutions chargées des moyens de communication (Radio Vatican, Typographie vaticane/L’Osservatore Romano, Librairie éditrice vaticane et Centre de télévision) enregistrent un déficit de 4,3 millions d’euros, trois millions de plus qu’en 2003. Pour compenser ce déficit, des ressources du Gouvernatorat de la Cité du Vatican ont été utilisées. Une décision prise par Jean-Paul II qui avait demandé que ces fonds servent à couvrir le déficit de Radio Vatican.

Pour l’an prochain, « on espère un résultat semblable à celui du bilan économique consolidé de 2004 », a déclaré le cardinal Sergio Sebastiani, invitant les journalistes italiens à ne pas se tromper dans les chiffres, sinon « à l’étranger la confusion se multiplie par dix ».