Les diplomates du Saint-Siège sont avant tout des prêtres

Benoît XVI reçoit les étudiants de « l’Académie ecclésiastique »

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ROME, Mardi 15 juin 2009 (ZENIT.org) - Les diplomates du Saint-Siège sont avant tout des prêtres, a rappelé Benoît XVI qui a reçu lundi matin au Vatican les étudiants de « l'Académie ecclésiastique », l'école des nonces et des diplomates du Saint-Siège.

Le pape a souligné que le service qui leur sera confié manifeste « la sollicitude pour toutes les Eglises » typique du ministère du Successeur de Pierre.

Etre un représentant du Saint-Siège est « un véritable service sacerdotal », du fait de « l'analogie » avec la « représentation du Christ » typique du prêtre « dans sa dimension sacrificielle ».

Qu'il soit nonce, ou délégué apostolique ou observateur permanent, être diplomate du Saint-Siège n'est pas une « profession », mais c'est représenter le Vicaire du Christ, et c'est, pour Benoît XVI, « une forme originale de vivre la vocation sacerdotale ».

Cette mission suppose « une attention exemplaire » pour toutes les « expressions de la vie sacerdotale » que le pape a ensuite énumérées.

La première exigence, c'est une « parfaite adhésion » de la vie du diplomate à la personne du pape, à son enseignement, à son « ministère universel » qui est de « confirmer tous ses frères dans la foi ».

Au quotidien, ajoute le pape, la « priorité » d'un diplomate du Saint-Siège est d'exprimer une « passion authentique pour l'Eglise ». Car représenter le pape suppose de « jouer un rôle d'intermédiaire fiable » entre l'Eglise locale à laquelle il est envoyé et le Saint-Siège, de façon à apporter au pape et à ses collaborateurs « une vision objective et complète de la réalité ecclésiale » et à lui transmettre « des indications » non pas de façon « bureaucratique », mais « dans un esprit d'amour de l'Eglise et de confiance personnelle ». Cela implique en même temps le « respect » et la « mise en valeur » des « efforts des évêques » et de la vie des diocèses.

Troisième exigence : la « disponibilité totale à sacrifier, si nécessaire, une vision personnelle, des propres projets ou des perspectives » quant à l'exercice du ministère sacerdotal.

Surtout, le pape a invité les futurs représentants de son action dans le monde à « être en harmonie avec la perspective de l'unité de l'Eglise », de façon à être des signes « réels » à la fois « de la présence et de la charité du pape » en faveur des Eglises locales, « notamment dans des situations délicates pour la communauté chrétienne locale ».