Les Dominicains organisent un séminaire critique sur l´Inquisition

Le premier d´une série d´études historiques

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CITE DU VATICAN, Dimanche 24 février 2002 (ZENIT.org ) - Tous les deux ans, et jusqu´en 2008, les Dominicains organisent une série de séminaires critiques sur l´Inquisition, le premier s´achève à Rome lundi 25 février.



On se souvient aue le Comité pour le Grand Jubilé avait organisé un symposium historique et théologique sur l´Inquisition. Un examen critique historique du rôle joué par les Dominicains dans l´Inquisition, tel est maintenant l´objectif d´un séminaire qui se tient jusqu´à demain à Rome, réunissant des spécialistes laïcs et religieux pour répondre à un mandat précis de deux Chapitres généraux de l´Ordre, explique l´agence religieuse "Vidimus Dominum" ().

A Bologne (Italie), en 1998, et à Providence (Etats-Unis) l´année dernière, le Chapitre avait demandé que, conformément à la purification de la mémoire demandée par le Pape à l´occasion du Grand Jubilé, les Dominicains étudient le rôle effectif joué par leurs prédécesseurs dans l´Inquisition médiévale, pour faire ensuite des choix conséquents avec la sensibilité ecclésiale, mûrie par l´Ordre de Saint Dominique après le Concile du Vatican II.

Cette tâche a été confiée à l´Institut historique dominicain de l´Université Saint Thomas d´Aquin, présidé par le P. Arturo Bernal Palacios.

"Le séminaire se déroulera à huis clos, mais non pas pour garder un secret, explique le P. Palacios - car en ce qui concerne cet argument, nous les Dominicains, nous sommes les premiers à demander la pleine transparence, libérée des idéologies et fondée sur l´examen historique et scientifique des faits - mais plutôt pour une raison pratique: offrir aux participants les meilleures conditions pour un travail intense. Les actes du séminaire seront publiés sous peu".

En 2004 un autre séminaire étudiera l´Inquisition en Espagne et au Portugal; en 2006, un troisième rendez-vous portera sur l´Inquisition romaine, et en 2008, un séminaire vérifiera les faits advenus dans d´autes contextes.

"Nous voulons assumer notre histoire qui, parfois, a enregistré de très grandes erreurs - a dit le P. Bernal Palacios - nous voulons connaître les faits pour ne point laisser d´ombres sur notre passé, précisément aujourd´hui, où nous sommes appelés, après des siècles où la vérité se mélangeait à la légende, à envisager l´avenir avec espoir et à nourrir l´espérance chrétienne".