« Les enfants et les moyens de communication social: un défi pour l'education »

Commentaire du conseil pontifical pour les Communications sociales

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ROME, Jeudi 8 février 2007 (ZENIT.org) – « Les enfants et les moyens de communication social : un défi pour l'education »: le conseil pontifical pour les Communications sociales propose ce commentaire du thème de la 41ème Journée mondiale des Communications, qui s’est tenue en France le 4 février, et qui se tiendra dans d’autres Nations le 20 mai prochain.



COMMENTAIRE / RÉFLEXIONS

"Comme l'éducation en général, l'éducation aux médias exige la formation à l'exercice de la liberté. C'est une tâche exigeante. (...) La vraie liberté ne pourrait jamais condamner l'individu - particulièrement un enfant - à une quête insatiable de nouveauté. À la lumière de la vérité, la liberté authentique s’éprouve comme réponse définitive au 'oui' de Dieu à l'humanité, qui nous appelle à choisir, (...) tout ce qui est bon, vrai et beau. C’est alors que les parents, comme gardiens de cette liberté, tout en donnant progressivement à leurs enfants une plus grande liberté, les initient à la joie profonde de la vie"

Dans ce message, Le Pape Benoît XVI définit l'éducation en général, comme une formation des enfants à être libres, c'est-à-dire, que c’est progressivement et à travers l’exercice quotidien de leur propre liberté dans le conteste social où ils sont nées, que les enfants découvrent la joie profonde de vivre. Ce qui, déjà, est un grand défi, on ne peut ignorer que tous les jours, les plus petits reçoivent constamment la forte influence des messages des médias. Pour cette raison, le Pape invite, de manière ferme et décisive, l'Église, la famille et l'école à exercer une éducation positive aux medias.

Il est important remarquer que le Papa Benoit XVI nous exhorte à entrer dans notre réalité médiatique avec courage, pour y sélectionner le meilleur pour nous et pour les nouvelles générations."

Le Saint Père rappelle que les enfants ne sont pas seuls, et ne doivent pas être abandonnés seuls face aux stimulations de tant d'attractions qu'ils reçoivent des media et où parfois ils sont portés à confondre la réalité avec la fiction. En premier lieu les parents, mais aussi la communauté paroissiale et diocésaine, ainsi que les maîtres et les professeurs, doivent comprendre les langages des médias pour opérer eux mêmes des choix et pouvoir accompagner et aider les enfants à discerner et à choisir progressivement avec sagesse le message, le programme, le jeu- vidéo le meilleur pour leur formation. Offrir également les critères importants pour s'orienter: la beauté, la bonté, la vérité.

L'objectif de tout cela est que les enfants ne soient pas dirigés vers des thématiques et des situations qui les appauvrissent et les trompent et que, sous la fallacieuse imposture de la liberté, ils n’aboutissent qu’à une quête insatiable de nouveauté à la longue destructrice et déprimante. Il s’agit plutôt de faire en sorte qu'ils apprennent à choisir pour eux même ce qui les forme et les fasse croître dans le bien et dans la joie: "La beauté, telle un miroir du divin, inspire et vivifie les cœurs et les esprits des jeunes, alors que la laideur et l’indécence ont un impact avilissant sur les attitudes et les comportements."

Dans ces mots se trouve un message vital pour développer n'importe quel tâche éducative: la beauté, telle "un miroir du divin", oriente et stimule l'exercice responsable de la liberté."

Il ne manque pas, en outre, un appel fort aux responsables de l'industrie des media, pour qu'ils mettent en premier lieu le respect de la personne humaine. Conscient que parfois les opérateurs des media sont soumis à d’intenses pressions commerciales, les producteurs sont toutefois encouragés "à sauvegarder le bien commun, à défendre la vérité, à protéger la dignité humaine individuelle et à promouvoir le respect des besoins de la famille."