Les évêques américains prônent une assistance sanitaire pour tous

Ils souhaitent des réformes plus respectueuses de la vie

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ROME, Lundi 27 juillet 2009 (ZENIT.org) - La Conférence des évêques des Etats-Unis exhorte les législateurs à réformer le système sanitaire pour rendre l'assistance accessible à tous et respectueuse de la vie humaine.

Les évêques ont adressé une lettre aux congressistes américains datée du 17 juillet et signée par le président du comité pour la justice intérieure et le développement humain, Mgr William Murphy, évêque de Rockville Centre, New-York.

La lettre, diffusée la semaine dernière, a été écrite pour faire connaître les priorités de la conférence à tous les sénateurs et membres de la chambre des représentants.

Les évêques y expriment leur espérance que le congrès « réalise une réforme du système sanitaire qui affirme réellement la vie ».

Alors que le congrès a commencé à débattre de la réforme, les évêques soulignent leur soutien à ces actions et offrent quelque piste de changements qui soient des changements « justes ».

« Nous avons insisté et devons toujours insister pour que la réforme de l'assistance sanitaire exclue de sa couverture l'avortement et toute autre action qui menace le caractère sacré de la vie », déclarent-ils.

Les évêques demandent dans leur lettre une « politique sanitaire réellement universelle qui respecte la vie et la dignité humaine » et « l'accès aux soins pour tous, avec une attention spéciale pour les pauvres et pour l'inclusion des migrants en situation régulière ».

La politique sanitaire, estiment-ils, devrait viser le bien commun et préserver le pluralisme, « y compris la liberté de conscience et la diversité des options ».

Les coûts sanitaires devraient, par ailleurs, être réduits et appliqués « de manière équitable en fonction des possibilités de chaque contribuable ».

Moralité et politique



« Aucune réforme sanitaire ne devrait nous obliger ou obliger autrui à payer pour la destruction de la vie humaine, que ce soit à travers le financement gouvernemental ou à travers la couverture obligatoire de l'avortement », poursuivent les évêques, soulignant que « toute action de ce type serait une action immorale ».

Une politique qui finance l'avortement, estiment les évêques, « serait politiquement peu sage ».

Les évêques ajoutent dans leur lettre qu'une autre des qualités requises du devoir « de défendre la vie et la dignité de chaque personne », est de rappeler le principe selon lequel « une assistance sanitaire digne n'est pas un privilège, mais un droit ».

« La Conférence épiscopale estime que la réforme du système sanitaire devrait être réellement universelle et vraiment abordable », soulignent les évêques.

Les évêques font enfin savoir aux membres du congrès qu'ils souhaitent travailler avec eux « sur ces priorités », alors qu'ils sont appelés à faire des « choix importants » sur comment renforcer et améliorer l'assistance sanitaire, une priorité nationale fondamentale ».