Les évêques d’Europe saluent le projet d’allongement du congé maternité

« Un progrès social considérable pour les femmes »

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ROME, Vendredi 3 octobre 2008 (ZENIT.org) - Les évêques d'Europe saluent le projet d'allongement du congé maternité comme « un progrès social considérable pour les femmes », indique la Commission des Episcopats de la Communauté Européenne (COMECE).

Le Secrétariat de la COMECE se félicite de la proposition de la Commission européenne de ce 3 octobre d'allonger la durée minimale du congé maternité en Europe de 14 à 18 semaines. Cette mesure permettrait en effet aux femmes de mieux concilier travail et vie familiale, tout en garantissant plus d'équité salariale entre hommes et femmes. Elle pourrait également contribuer à freiner la baisse des naissances en Europe.

Le Secretariat de la COMECE invite aussi le Conseil des ministres et le Parlement européen à « faire de la réconciliation entre travail et vie familiale » l'un des principes phares de la « politique sociale européenne ». Il devrait aussi guider d'autres projets législatifs comme, par exemple, l'actuelle révision de la directive sur le temps de travail, indique la COMCE.

La proposition de révision de la Directive 92/85/CEE sur la protection maternelle fait partie du paquet « famille » présenté ce 3 octobre par le Commissaire européen aux affaires sociales Vladimir Spidla.

Face à une grande disparité dans la durée de congé maternité entre Etats membres, le congé passerait à 18 semaines minimum, avec le maintien du salaire et la garantie de retrouver un poste équivalent à l'issue du congé maternité.

Autre avancée: une mère reprenant son emploi après un congé maternité aura la possibilité de demander à son employeur un aménagement de son temps de travail. Selon la Commission, la nouvelle directive améliorerait la situation des femmes prenant un congé maternité dans plus de 2/3 des Etats membres.

Le Secrétariat de la COMECE encourage de surcroît les Etats membres à « respecter les objectifs de Barcelone » (2002) et à mettre en place d'ici 2010, des structures d'accueil pour 90% au moins des enfants ayant entre trois ans et l'âge de la scolarité, et pour au moins 33% des enfants âgés de moins de trois ans.