Les fleurs du jardin de la résurrection et la paix du Ressuscité

Le pape intercède auprès du Christ glorieux pour le monde entier

Rome, (Zenit.org) Anita Bourdin | 940 clics

"Voici le sommet de l’Évangile, voici la Bonne Nouvelle par excellence : Jésus, le Crucifié, est ressuscité!", déclare le pape François dans son message de Pâques, avant la bénédiction Sur le monde et la ville de Rome - Urbi et Orbi - depuis la loggia des bénédictions de la basilique vaticane, invoquant le Christ pour la paix dans le monde entier.

Le pape avait auparavant présidé la messe de Pâques, dans ce "jardin" extraordinaire de la résurrection fleuri chaque année par 30 fleuristes hollandais sur le parvis de Saint-Pierre, en terrasses colorées: 2 500 roses Avanlanche, 6 000 narcisses multicolores et 8 000 narcisses jaunes, mais aussi 1 200 tulipes rouges, jaunes, orange, blanches, roses et violettes, 2 500 jacinthes parfumées, rhododendrons, prunus, acers, forsithias, strelizias, magnolias, delphinum blanc, bleu, rose, mauve, fleurs exotiques comme l'eliconia orange ... Et sur la loggia de délicates orchidées blanches...

Une tradition commencée en 1985, grâce à Nic van der Voort lors de la béatification de Titus Bransma: elle est aujourd'hui continuée par le frère de Nic, Charles van der Voort.  C'est un tour de force, a-t-il confié à Zenit, chaque année de calculer la floraison pour le dimanche de Pâques, quelles que soient les températures du printemps, plutôt chaud cet année.

Il a expliqué que deux camions chargés de ces fleurs et feuillages embaumés ont voyagé vingt-quatre heure pour que la résurrection puisse se traduire cette année encore dans ces parfums, ces formes, ces couleurs, autour de l'autel, de l'auvent papal, de l'ambon, de l'icône du Christ Sauveur, de la statue de la Vierge à l'Enfant.

Le pape François n'a pas manqué, après la bénédiction, de remercier pour cette réalisation extraordinaire.

Une telle beauté, une telle explosion de vie, contrastait avec les plaies du monde que le pape a évoquées en invoquant la puissance de la résurrection du "Christ glorieux", notamment pour le Centrafrique, le Nigeria, les pays africains frappés par les guerres ou le virus Ebola, la "bien-aimée Syrie" (pour "l’audace de négocier la paix"), la Terre Sainte, l'Irak, le Soudan du Sud, le Venezuela, l'Ukraine (pour "empêcher la violence et construire, dans un esprit d’unité et de dialogue, l’avenir du pays"), le fléau et le scandale de la faim, de l'exploitation, de la misère, du gaspillage, du sort des personnes séquestrées.