Les indices pensables 2

Questions de jeunes, l'enquête continue!

Rome, (Zenit.org) Brunor | 1705 clics

Résumé de l’épisode précédent : Des jeunes nous posent la question :
« Sur quoi votre foi est-elle fondée ? C’est difficile de croire qu’un Dieu a créé le monde, qu’Il nous aime. Votre histoire de résurrection tient du mythe ou de la légende... Sur quoi vous appuyez-vous pour croire que c’est vrai ? Auriez-vous des indices à nous proposer, qui nous aideraient à vous rejoindre ?»
Une question qui laisse dans l’embarras une partie des animateurs de pastorale, car au cours de leur formation,  cette question d’indices n’a jamais été évoquée, on a parlé de foi en Jésus-Christ, mais il n’a pas été question d’indices de la vérité du christianisme… Tandis que d’autres animateurs plus expérimentés auront la réponse sous la main « Des indices ? Si tu as des doutes dans ta foi, sache que tu n’es pas le seul…  Si on avait réponse à tout, on n’appellerait plus cela la foi !» 

D’autres animateurs encore, ont fait une découverte aussi heureuse qu’imprévisible et qui change leur vie ainsi que celle des jeunes autour d’eux : il y a du neuf dans cette affaire ! Les indices demandés par les jeunes existent, ils ne s’imposent pas, ils ne sont pas contraignants, ils laissent sa juste place à la décision personnelle qu’est la foi. Car les indices ne remplacent pas l’exercice de  l’intelligence et de la liberté, ils le permettent.

Ces petites informations qui alimentent une réflexion du chercheur, ces trouvailles qui peuvent modifier le cours d’une enquête, démasquer un coupable, innocenter un suspect, les indices sont le pain de l’intelligence et de la liberté. Sans indice à se mettre sous la dent, l’enquêteur reste impuissant, ces petit riens lui permettent d’avancer, d’y voir plus clair, parfois de découvrir le fin mot d’une affaire complexe.

La question de Dieu fait l’objet d’une enquête depuis plusieurs millénaires. On pourrait croire que c’est une question « religieuse » car en effet, les religions et les philosophies se sont penchées  dessus, mais c’est d’abord et surtout une question de l’intelligence qui regarde l’Univers et qui cherche à comprendre d’où nous venons et où nous allons… Or cet Univers que nous regardons, nous le connaissons mieux qu’autrefois.
Vers l’an 400, Saint Augustin enseignait ceci : « Pour connaître le Créateur, nous disposons de deux livres. Le premier, c’est le livre de la Révélation qui est constitué de l’Ancien et du Nouveau Testament. L’autre livre, c’est la Création elle-même. Ce livre de l’Univers, de la nature, nous parle de son Auteur ».

Pourtant au temps de saint Augustin, nous ne savions pas lire ce livre de la Création, on se contentait d’en interpréter les images : la Terre était plate et l’Univers avait moins de 6 000 ans et on ne pouvait imaginer ses 150 milliards de galaxies. C’est progressivement, par étapes, que l’humanité a commencé à apprendre à lire ce livre de l’Univers. Aujourd’hui, les progrès de cette lecture nous montrent que l’intuition d’Augustin était exacte : le « livre » de la Création nous parle de Dieu.

La semaine prochaine, nous trouverons nos premiers indices.


A suivre… 

En attendant rendez-vous sur le site de Brunor!