Les jeunes de la JMJ de Madrid et la « communion spirituelle »

L'éditorial du père Lombardi pour « Octava Dies »

| 1349 clics

ROME, Lundi 5 septembre 2011 (ZENIT.org) – Les jeunes qui ont pris part à la récente journée mondiale de la jeunesse de Madrid ont surtout appris le sens de la communion spirituelle, relève le père Federico Lombardi, dans son éditorial d'Octava Dies, hebdomadaire du Centre de télévision du Vatican.

La veillée du soir et la messe de clôture ont été, selon lui, les deux moments les plus significatifs de cette JMJ.

« Depuis la Journée de Cologne en 2005, a dit le père Lombardi, l’adoration eucharistique occupe une place centrale dans la Veillée, et le silence absolu de centaines de milliers de jeunes en prière aide toute l'Église à redécouvrir l’importance de cette adoration eucharistique que beaucoup avaient sous-évaluée ou oubliée.  Être en silence avec Jésus : c’est ainsi que l’on peut commencer à écouter et parler avec lui, que l’on peut nourrir et approfondir la communion avec lui ».

Un autre aspect de la JMJ fut la « communion spirituelle » : « Le fait que durant la messe d’innombrables jeunes, pour des raisons imprévisibles n’aient pu faire la communion sacramentelle nous a aidés à rappeler les précieuses paroles d’un récent document du pape, mettant en garde contre un certain automatisme selon lequel, le simple fait de se trouver dans une église durant la liturgie donnerai le droit, voire l’obligation de prendre part au repas eucharistique. Quand bien même il ne serait pas possible de communier, la participation à la messe reste nécessaire, valable, significative et fructueuse ».

« Dans ces conditions, a poursuivi le Père Lombardi, il faut 'cultiver le désir de la pleine union dans le Christ', comme dit une ancienne et belle tradition, faire ‘la communion spirituelle’ (Sacramentus caritatis, n.55). Il rappelle que durant la messe, la communauté célèbre la mort et la résurrection du Christ, vivant et présent ; que le recevoir à travers les sacrements reste un don gratuit.

« Le désir intense de nous unir à lui est lui aussi une source efficace de communion », a-t-il dit.

« Cette parole d’espérance et de solidarité est importante pour tous ceux qui, pour de nombreuses raisons pratiques ou liées à leur vie familiale, ne peuvent aujourd’hui avoir accès à la communion sacramentelle. C’est un grand message positif d’un jeûne eucharistique non voulu par un million de jeunes à Cuatro Vientos », a conclu le père Lombardi.