Les jeunes ont besoin de « prêtres consistants »

Selon le catéchiste italien Tommaso Spinelli

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Océane Le Gall

ROME, lundi 22 octobre 2012 (ZENIT.org) -  Dans un monde en perte de repères, « la nouvelle évangélisation a besoin de substance, de catéchèses « consistantes » qui sachent dire quelque chose de sérieux à notre vie », déclare un catéchiste italien, dans son intervention au synode.

Tommaso Spinelli, chargé des jeunes catéchumènes au Bureau des catéchèses du diocèse de Rome, est auditeur au synode. Il est intervenu vendredi matin 19 octobre, à la 17èmecongrégation générale.

Selon lui, « encore plus aujourd’hui que les familles sont désunies et le plus souvent, abdiquent à leur rôle d’éducateurs », les jeunes ont besoin de personnes de référence qui leur montrent ce que veut dire  « être fidèle à une vocation », leur montre qu’il est possible « de choisir un autre mode de vie, bien meilleur que celui que la société leur propose ».

Ces jeunes, a-t-il insisté, ont besoin de toucher du doigt « la solidité de celui qui est chrétien ».

Mais ce qui inquiète le catéchiste, c’est que ces « figures d’épaisseur », se font de plus en plus rare, et les premiers concernés sont  les prêtres : «  Le prêtre a perdu confiance dans l’importance de son propre ministère, il a perdu charisme et culture », relève-t-il.

A ces prêtres qui «  s’adaptent à la pensée dominante, s’adonnent à des liturgies qui, en essayant d’être originales, deviennent insignifiantes », Tommaso Spinelli, au nom de tous les jeunes,  demande « d’avoir le courage » d’être eux-mêmes,   de proposer « sans peur », se souvenant des paroles de Pierre qui sont aussi celle de tous les jeunes : «  Seigneur, vers qui irons-nous? Toi seul a les mots de la vie éternelle! ».

Dans ce contexte, l’auditeur demande aux évêques trois choses :

Première demande : « Une meilleure formation des prêtres, non seulement spirituelle mais aussi culturelle », soulignant que trop de prêtres aujourd’hui ont perdu « ce rôle de maîtres de culture qui les avait rendus si importants pour toute la société ».

Deuxième demande : Une « redécouverte » du Catéchisme de l’Église catholique « dans sa nature conciliaire, précisant entre autres que «  la première partie de chaque section du catéchisme est fondamentale pour que l’homme d’aujourd’hui ressente la foi comme quelque chose qui le touche de près et pour qu’il soit en mesure de donner une réponse à ses questions les plus profondes. ».

Enfin dernier point demandé : Que la liturgie soit remise au centre de la communauté de la paroisse et du territoire.