Les JMJ, une expérience réussie de mondialisation

Entretien avec le P. Jacquinet

Rome, (Zenit.org) Anne Kurian | 601 clics

Les JMJ sont une « expérience réussie de mondialisation : les jeunes peuvent y rencontrer des personnes de divers pays et être en communion », estime le P. Jacquinet.

Le P. Eric Jacquinet est responsable de la section "jeunes" du Conseil pontifical pour les laïcs. Il évoque pour Zenit - au micro de Daniele Trenca - la dynamique pastorale des Journées mondiales de la jeunesse, qui auront lieu la semaine prochaine à Rio de Janeiro (Brésil), sur le thème "Allez! De toutes les nations faites des disciples!" (cf. Mt 28,19).

« Benoît XVI a voulu que la JMJ porte sur la nouvelle évangélisation, car tant de jeunes ne connaissent pas le Christ », fait-il observer : « et qui mieux que les jeunes peuvent être missionnaires envers les autres jeunes ? ».

En outre, « dans l’acte missionnaire, les jeunes peuvent devenir des chrétiens matures ». La mission « n’est pas une chose superficielle, mais un devoir, elle fait partie de leur identité chrétienne », insiste-t-il.

Mondialisation réussie

Même des jeunes éloignés de la foi participent aux JMJ et les non-baptisés sont également invités, souligne le P. Jacquinet : « ils y trouvent un lieu d’amitié, une amitié qui ne se fonde pas sur un plaisir, mais sur une recherche de fond, et ce lien est signe de l’amour de Dieu. Tant de jeunes sont seuls et dépourvus de confiance. Tant sont à la recherche d’une espérance nouvelle que le Christ est en mesure de donner ».

Les JMJ attirent des jeunes de tous bords car ces derniers sont aujourd’hui « très attentifs à la mondialisation », grâce à internet, Facebook. Les JMJ sont en ce sens une « expérience réussie de mondialisation : on peut y rencontrer des personnes de divers pays et être en communion ».

Disponibles à l’essentiel

Pour le P. Jacquinet, la JMJ « est un pèlerinage sur le modèle des disciples d’Emmaüs », qui ont marché avec Jésus, y compris sans le reconnaître : aux JMJ aussi « les jeunes marchent. Ils quittent leur quotidien: maisons, habitudes, pour être plus disponibles à l’essentiel ».

Lors de la messe finale, « quelques jeunes recevront, au nom de tous, un envoi en mission pour leur continent » : « comme les disciples d’Emmaüs retournent à Jérusalem annoncer le Christ ressuscité, les jeunes rentrent chez eux renforcés dans la foi pour la communiquer aux autres ».

« La JMJ a aidé tant de jeunes à retrouver une identité chrétienne », elle est « un encouragement important », ajoute-t-il : « tant de jeunes fiancés ont décidé de se marier, d’autres au contraire ont pris la décision d’entrer au séminaire ou dans la vie religieuse, en ayant eu la confirmation que c’est possible, grâce à l’expérience des jeunes prêtres présents ».

Des fruits dans les Eglises locales

« Ce dynamisme spirituel des JMJ porte également des fruits dans les églises locales », grâce au témoignage de ceux qui y ont participé. Ce qui permet à des pays comme l’Afrique, où la participation est moindre – à cause des coûts – de bénéficier de l'évènement.

Pour accueillir les JMJ, rappelle le P. Jacquinet, « il doit y avoir d’abord le désir d’un évêque, et une collaboration possible avec l’Etat, afin s’assurer les moyens concrets d’accueil : hôpitaux, structures médicales, etc. Au niveau logistique il y a une alternance entre l’Europe et les divers continents ».

Cette année, avant d’arriver à Rio, les jeunes vont vivre une « mission » par diocèse, précise-t-il. Lundi 22 juillet, ils se rendront à Rio de Janeiro, et les JMJ commenceront le mardi avec la messe d’ouverture. Mercredi, jeudi et vendredi matins seront dédiés à des catéchèses en 26 langues. Puis vendredi après-midi aura lieu le Chemin de croix. Le samedi, les jeunes se rendront en pèlerinage au “Campus Fidei” de Guaratiba où aura lieu la veillée avec le pape, puis la nuit à la belle étoile avant la messe du dimanche matin.