Les pensionnaires de la "Légion d’Honneur" chantent pour Jean-Paul II

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CITE DU VATICAN, MERCREDI 18 février 2004 (ZENIT.org) – Une délégation de quelque deux cent cinquante personnes dont des élèves de la "Légion d’Honneur" (www.legiondhonneur.fr) ont participé à l’audience générale de ce mercredi au Vatican: les pensionnaires ont chanté pour Jean-Paul II lorsque le nom de l’institution a été mentionné, avant la catéchèse du pape, parmi les visiteurs francophones.



Les pensionnaires en uniforme étaient environ 130, et 120 les autres membres de la délégation, parents et éducateurs.

Le pape disait à leur adresse à la fin de sa catéchèse en français: "Je salue cordialement les pèlerins francophones, en particulier les séminaristes du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg, les élèves des Maisons d’éducation de la Légion d’Honneur, ainsi que les pèlerins de la province ecclésiastique de Paris, notamment le collège Stanislas".

Il leur adressait ce voeu: "Que votre pèlerinage à Rome vous fasse entrer toujours plus profondément dans le mystère de l’Église, née du cœur de Dieu, pour manifester à toutes les nations son amour et son salut!"

A la fin de l’audience, l’ambassadeur de France près le Saint-Siège, M. Pierre Morel a salué Jean-Paul II et lui a présenté le général Jean-Philippe Douin, Grand chancelier de la Légion d’Honneur et son épouse.

D’autres personnalités étaient présentes à l’audience: le général Alain Cartron, directeur de cabinet du Grand chancelier, et son épouse, le capitaine Yves Minjollet, aide de camp du Grand chancelier; Mme Huguette Peirs, surintendante des Maisons d’éducation; Mme Christine Werkoff, intendante générale; ainsi que l’aumônier, monsieur l’abbé Grimaud.

Comme l’indique le site Internet de la Légion d’Honneur (cf. http://www.legiondhonneur.fr/shared/fr/maisons/fmaison.html), c’est Napoléon qui a voulu créer pour les filles des membres de la Légion d'honneur des établissements à direction laïque, adaptés aux besoins et à l'esprit nouveau. Il a chargé le comte de Lacépède, premier Grand Chancelier, d'organiser le château d’Ecouen tant pour les travaux d'aménagement que pour le recrutement du personnel et des élèves, mais il a tracé lui-même, le 15 mai 1807, les grandes lignes de l'éducation qu'il voulait donner aux élèves.

La première directrice est Madame Campan, ancienne lectrice des filles de Louis XV puis première femme de chambre de Marie-Antoinette. Elle est nommée le 5 septembre 1807 et reçoit les premières élèves en novembre au château d'Ecouen. Le 25 mars 1809, Napoléon signe le décret de fondation d'une deuxième maison qui est installée dans l'ancienne abbaye royale de Saint-Denis et que dirige Madame du Bouzet. Saint-Denis est inauguré le 1er juillet 1811. Peu après s'ouvre une troisième maison, les Loges, en forêt de Saint-Germain-en-Laye. Il confie à Madame de Lezau, Supérieure de la congrégation de la Mère de Dieu, le soin d'organiser cette nouvelle institution d'orphelines.

Actuellement, et depuis 1962, Ecouen est devenu musée de la Renaissance ; la Maison des Loges est devenue un internat de 500 élèves du 1er cycle - 6e à 3e -. En seconde, elles passent à Saint-Denis où sont groupées les classes du second cycle (500 élèves) qui préparent toutes les séries du baccalauréat : L (y compris musique et dessin), ES, S, STT. Depuis le 1er septembre 1989, une classe préparatoire de Lettres Supérieures, première année, avec option Sciences Politiques a été créée ; à la rentrée de septembre 1994 s'ouvre une classe de Première Supérieure. Une classe préparatoire au B.T.S. Commerce International est ouverte depuis le 1er septembre 1990, avec une option "préparation aux concours d'entrée dans les Ecoles Supérieures de Commerce".

Les Maisons d'Education de Saint-Denis et des Loges ont survécu à tous les régimes politiques sous deux Empereurs, trois rois et quatre Républiques. Elles gardent en mémoire l'esprit du fondateur qui comblait un vide en matière d'éducation féminine et poursuivent toujours le même but, aider les familles en difficulté, celles dont le père est éloigné de France par sa profession ou celles qui disposent de revenus modestes.