Les réfugiés, une urgence humanitaire pour les Caritas de la méditerranée

L'immigration ne veut pas dire criminalité

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Anne Kurian

ROME, jeudi 17 mai 2012 (ZENIT.org) – Les associations catholiques « Caritas » de la méditerranée se pmobilise pour répondre à "l'urgence humanitaire des réfugiés", en refusant l’identification entre immigration et criminalité, rapporte un communiqué.

« Migramed 2012 », la 3e rencontre internationale des Caritas de la méditerranée, est en cours du 16 au 18 mai 2012, à Cagliari, en Sardaigne, au Collège universitaire Sant’Efisio. L’évènement est co-organisé par les Caritas d’Italie et du diocèse de Cagliari, sur le thème « Dialogue entre rives : routes, révolutions, religions ».

La rencontre se penche notamment sur les effets du "Printemps arabe" en Afrique du nord et au Moyen-Orient, sur le rôle de l’Europe, affectée par la crise économique et aux prises avec l’urgence humanitaire des réfugiés, et sur le dialogue interreligieux, auquel sont confrontés quotidiennement les Caritas de la rive sud de la Méditerranée, dans des pays à majorité islamique.

Par ailleurs, les participants font le point sur l’accueil de milliers de réfugiés de Lybie, par Caritas en Italie, où les aides publiques ont pris du retard.

Pour Mgr Miglio, archevêque de Cagliari, la « protection intégrale des droits de la personne immigrée » fait partie des exigences évangéliques et de la tradition de l’Eglise. L’Eglise, ajoute-t-il, refuse « l’équation trop souvent répandue entre immigration et criminalité »

Le thème de la rencontre, souligne-t-il, répond à la nécessité de mettre en exergue le rôle de l’Italie comme « lieu d’accueil ». Ainsi, les Caritas d’Italie ont demandé à l’Etat de « faciliter l’acquisition de la nationalité italienne pour les enfants d’immigrés nés sur le sol italien ».

Interviennent également les Caritas de Lybie, du Maroc, d’Algérie, du Liban, de Turquie, de Tunisie, de France, d’Allemagne, d’Espagne, de Grèce, de Malte et d’Albanie ainsi que des représentants de Caritas Europe et de Caritas Moyen-Orient et Nord-Afrique.

Massimo Zedda, maire de Cagliari et Giovanni Balsamo, préfet de Cagliari, participeront aussi à cette rencontre. Notons enfin la présence de journalistes, d’experts en droits de l’homme, de représentants de la Commission européenne, ainsi que des représentants orthodoxes et musulmans.