Les religieux appelés à se réveiller et à se mettre à l’écoute

Les supérieurs généraux réunis à Rome

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ROME, Jeudi 26 novembre 2009 (ZENIT.org) - « Justice et culture : des parcours d'avenir pour la vie consacrée » est le thème de la 74ème assemblée semestrielle de l'Union des supérieurs généraux (USG), ouverte ce mercredi 25 novembre, au Salesianum de Rome.

D'après un compte-rendu de l'agence salésienne d'information, l'ANS, après la prière initiale, les travaux ont été introduits par le président de l'Union, le père Pascual Chavez, recteur majeur des salésiens, qui a évoqué « la présence précieuse de la vie consacrée dans toutes les cultures et auprès de tous les peuples », à la lumière du contexte social mondial actuel.

Un contexte social, a-t-il précisé, caractérisé par des « lueurs de sortie de la grave crise économique et financière qui a frappé le monde », et du temps liturgique présent qui rappelle « la fin de l'histoire et la pleine réalisation du dessein d'amour de Dieu ».

Pour le père Chavez, la présence de la vie consacrée est précieuse pour ce qu'elle incarne auprès de tous les peuples, donc « pour son engagement pour la réconciliation, la justice et la paix au moyen du témoignage de la vie fraternelle et de l'engagement à la transformation sociale, par l'élimination des causes de l'injustice, de la pauvreté et de l'exclusion »,a-t-il dit.

Tout comme est précieuse, a-t-il ajouté « la contribution que la vie consacrée, appelée à être toujours plus authentique et prophétie de communion et de solidarité, peut donner à l'inculturation du message évangélique de l'Église ».

La première journée de travail des supérieurs généraux a également été marquée par une intervention de l'archevêque de Johannesburg (Afrique du Sud), Mgr Buti Joseph Tlhagale, o.m.i., qui, rapporte l'ANS, a illustré quelques implications de la relation entre la justice et la culture durant ces dernières années.

Malgré la sensibilité  accrue des sociétés sur les thèmes de la justice et de la paix, Mgr Tlhagale dit avoir relevé une augmentation du nombre et de la gravité des conflits dans le monde entier. « Certaines guerres continuent de faire des victimes malgré l'attention générale des médias », a-t-il affirmé.

Il a noté par ailleurs que « les mouvements séparatistes s'opposent au phénomène de la mondialisation » et que « l'intervention économique des gouvernements pour sauver quelques banques privées » est la preuve qu' « il existe bien des fonds », mais qu'ils « sont souvent niés pour les interventions internes et externes ».

« Les religieux sont appelés à se réveiller et à se mettre à l'écoute », a lancé Mgr Tlhagale en proposant une série de thèmes et de situations qui sollicitent la justice et la culture tout particulièrement dans le contexte africain : le dialogue, l'islam, l'hindouisme, le rôle de la femme, les culture traditionnelles, la culture africaine.

Pour l'archevêque de Johannesburg, qui a présidé une messe dans la matinée du 25 novembre, le défi lancé à l'Église et à la vie consacrée consiste à « chercher l'unité à travers la diversité ».

Isabelle Cousturié