Lettre de solidarité du patriarche Fouad Twal pour la Syrie souffrante

« Il existe sûrement une issue de sortie »

Rome, (Zenit.org) | 1164 clics

« A toutes les communautés religieuses, à tous les prêtres, à tous ceux qui en Syrie, au péril de leur vie, rendent un service généreux envers les pauvres, les souffrants, les blessés, ceux qui ont besoin d’aide, nous exprimons du fond du cœur notre proximité spirituelle, notre solidarité dans la prière, et toute notre gratitude » : c’est ce qu’écrit Mgr Fouad Twal, patriarche latin de Jérusalem, dans une lettre de solidarité pour la Syrie souffrante publiée au nom de l’Assemblée des Ordinaires catholiques de Terre Sainte (AOCTS) le 24 janvier.

Un message rempli de compassion qui est aussi un appel vibrant à « cesser toute violence » et un appel « à ceux qui peuvent intervenir pour promouvoir un dialogue qui soit enfin constructif » car « il existe sûrement une voie de sortie, si nous avons le courage et la volonté de l’entreprendre par amour de la paix et non pour d’autres intérêts ».

« Le drame des uns et des autres est immense et ne peut pas nous laisser indifférents. Depuis longtemps, depuis trop longtemps, dure cette situation », écrit le patriarche : « notre humiliation et notre grande souffrance est de se sentir impuissants et incapables d’intervenir pour mettre immédiatement fin à cette violence et aider davantage les victimes ».

Lettre de solidarité du Patriarche Fouad Twal

A toutes les communautés religieuses, à tous les prêtres, à tous ceux qui en Syrie, au péril de leur vie, rendent un service généreux envers les pauvres, les souffrants, les blessés, ceux qui ont besoin d’aide, nous exprimons du fond du cœur notre proximité spirituelle, notre solidarité dans la prière, et toute notre gratitude pour l’infatigable témoignage de charité et de sollicitude fraternelle au milieu de la désolation et de circonstances si difficiles.

Nous sommes conscients que la Syrie et ses habitants vivent en ce moment tragique le drame de la Croix qui peut trouver une lumière seulement dans la Croix et la Passion de notre Seigneur. Notre voix s’élève en mémoire des défunts et pour la défense des vivants, de ceux qui continuent à rester sur leur terre et à tant de ces réfugiés qui ont tout perdu et ont dû quitter leur pays. Le drame des uns et des autres est immense – un drame que j’ai pu ressentir aussi de près lors de ma récente visite pastorale à Mafraq au nord de la Jordanie – et ne peut pas nous laisser indifférents. Depuis longtemps, depuis trop longtemps, dure cette situation. Notre humiliation et notre grande souffrance est de se sentir impuissants et incapables d’intervenir pour mettre immédiatement fin à cette violence et aider davantage les victimes.

Notre appel à cesser toute violence, et à s’armer au contraire de miséricorde, de pitié et de compassion envers nos chers frères syriens souffrants, se joint à celui du Saint Père. Benoît XVI continue à demander, et nous avec lui, de prier pour la paix afin que “dans les différents conflits hélas en acte, cessent les massacres des civils sans défense, que soit mis fin à tout violence, et que l’on trouve le courage du dialogue et de la négociation.”

Je lance un appel à ceux qui peuvent intervenir pour promouvoir un dialogue qui soit enfin constructif. Parce qu’il existe sûrement une voie de sortie, si nous avons le courage et la volonté de l’entreprendre par amour de la paix et non pour d’autres intérêts.

Que la Très Sainte Vierge Marie intercède auprès de son Fils pour ces intentions.

+ Fouad Twal, Patriarche latin,

Au nom de l’AOCTS