Lourdes : Dans l’Eglise, priorité aux malades et aux marginaux

Les pèlerinages, lieux de la miséricorde

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ROME, Mardi 11 septembre 2007 (ZENIT.org) – « Dans un monde qui exalte la perfection physique », nous devons annoncer que « pour l’Eglise la première place appartient aux malades et aux marginaux », a affirmé le cardinal Martino à Lourdes.



Le cardinal Renato Raffaele Martino, président des conseils pontificaux Justice et Paix et pour la Pastorale des Migrants et des personnes en déplacement, est intervenu lundi après midi à Lourdes, dans le cadre du Ve congrès européen des Pèlerinages et des sanctuaires, organisé sous la houlette de ce dernier dicastère.

Le cœur de Dieu est miséricorde, et dans un monde qui exalte la perfection physique, l’Eglise doit annoncer son option préférentielle pour les faibles et les marginaux, disait en substance le cardinal Martino en ouvrant le congrès.

Ce congrès a pour thème : « Pèlerinages et sanctuaires, chemins de paix, espaces de miséricorde ». Il a eu lieu dans le cadre du 150e anniversaire des apparitions de la Vierge Marie à Bernadette Soubirous à la grotte de Massabielle (cf. http://www.lourdes-france.org).

Le pèlerinage, soulignait le cardinal Martino, est aussi un espace de « miséricorde » : « Dans un monde qui repousse aux marges de la société la maladie et la faiblesse, pour exalter la beauté et la perfection physique, vous, directeur des pèlerinages et recteurs de sanctuaires, offrez le témoignage que pour l’Eglise la première place va à ceux qui sont oubliés et marginalisés ».

« Vous rappelez, disait le cardinal, que le cœur de Dieu est miséricorde, qu’il se reflète sur l’homme créé à l’image de Dieu ».

Le cardinal Martino a fait observer que l’Europe est « la maison commune où criculent idées et personnes » : « Cette rencontre constante est un signe des temps que l’Eglise doit interpréter », en encourageant la fraternité et la solidarité.

« Nous devons, insistait le cardinal Martino, être des éducateurs et des dispensateurs de spiritualité », comme l’ont fait au cours des siècles les six saints co-patrons de l’Europe, sainte Brigitte de Suède, sainte Catherine de Sienne, sainte Thérèse Bénédicte de la Croix, saint Benoît de Nursie, et les saints Cyrille et Méthode.

« Notre devoir, précisait le cardinal Martino, consiste dans le fait de continuer à inviter les chrétiens et les personnes de bonne voloné à quitter la routine quotidienne pour se mettre en marche ».

« Mais, a-t-il ajouté, nous devons aider les pèlerins à trouver le juste recueillement », comme permettent de le faire les longs parcours à pied, pour accueillir Dieu en profondeur.

Le pèlerinage est un chemin « de réconciliation », précisait le cardinal. Or, la paix est le fruit d’un « effort constant » et les chrétiens sont appelés à travailler pour offrir les valeurs de « l’amitié, la solidarité la compréhension et la charité ».

« Il est important, insistait-il, que chacun non seulement accepte la grande diversité des cultures et des expressions de foi mais aussi vive en communion ».