Madagascar: l'engagement de l'Eglise pour l'éducation et la santé

Visite du président Rajoelina

Rome, (Zenit.org) Anita Bourdin | 1009 clics

L’indispensable service rendu par l’Eglise malgache dans les domaines de la santé et de l’éducation ont été au cœur des entretiens du président Rajoelina au Vatican.

M. Andry Nirina Rajoelina, président de la Haute Autorité transitoire de la République malgache a en effet été reçu par le pape François, endredi matin, 26 avril, au palais apostolique du Vatican.

Le président s'est ensuite entretenu avec le cardinal Tarcisio Bertone, Secrétaire d'Etat, et Mgr Dominique Mamberti, Secrétaire pour les rapports avec les Etats.

Ces conversations ont confirmé, indique le Saint-Siège, « la qualité » des relations entre Madagascar et le Vatican.

Elles ont aussi constaté « l'important apport » de l'Eglise catholique malgache « au dialogue national », et le service « indispensable » et « capillaire » qu’elle offre à la nation « en matière de santé et d'éducation ».

Elles ont permis de passer en revue « certains aspects de la situation nationale » et de souligner « les efforts déployés par Madagascar en vue de la stabilité du pays et de la démocratie », d'un « meilleur développement » et d'une « reprise des activités internationales », précise la même source.

Visiblement détendus, le pape et le président ont échangé en tête à tête, en français, dans la bibliothèque privée du palais apostolique pendant environ un quart d’heure.

A l’issue de la rencontre, le président a remercié le pape d’avoir pu lui confier ce qu’il « avait sur le cœur ».

La délégation malgache présentée au pape comptait cinq personnalités dont l’épouse du président. Elles ont été présentées au pape avant le traditionnel échange de cadeaux.

Le pape a offert quelques médailles du Saint-Siège et un rosaire à chaque dame de la délégation.

Des entretiens en vue de la « réconciliation nationale » ont commencé le 18 avril au siège du Conseil œcuménique des églises chrétiennes (FFKM) d’Antanarivo, rapporte l’agence vaticane Fides.

Ils visent à trouver une issue à la crise politique et institutionnelle qui a suivi la démission forcée du président Marc Ravalomanana, en 2009. Celui-ci se trouve toujours en Afrique du Sud, où il s’est exilé.

Les anciens présidents Didier Ratsiraka et Albert Zafy, ainsi que l’actuel président de l’Autorité de transition, Andry Rajoelina figurent parmi les responsables politiques qui participent aux entretiens.

Le FFKM est guidé par l’archevêque catholique d’Antanarivo, Mgr Odon Marie Arsène Razanakolona. Il cherche à favoriser un accord autour d’une déclaration d’intention de tous les participants, en préparation à l’élection présidentielle de juillet prochain.