Mary Wilson fonde les Franciscaines de Notre Dame des Victoires

En souvenir de la grâce de Notre Dame des Victoires à Boulogne

Rome, (Zenit.org) Anita Bourdin | 478 clics

Le pape François reconnaît les vertus héroïques de Mary Jane Wilson, une religieuse anglaise qui a embrassé la foi catholique après avoir prié Notre Dame des Victoires à Boulogne-sur-Mer.

Le pape a autorisé la Congrégation pour les causes des saints à publier un décret reconnaissant que Mary de Saint-François Wilson (au siècle, Mary Jane), a vécu les vertus humaines et chrétiennes de façon « héroïque ».

Cette religieuse anglaise, fondatrice des Franciscaines de Notre Dame de Victoires, est née à Hurryhur (Inde) en 1840 et elle est morte au Portugal en 1916.

Elle avait été baptisée en Inde dans l’Eglise anglicane. Après la mort de sa mère, elle revient avec son frère en Angleterre, puis elle étudie en Suisse. Après la mort de son père, à Calcutta, elle se rend en France, à Boulogne-sur-mer, en 1873.

Le 30 avril, elle demande l’intercession de Notre-Dame des Victoires, pour recevoir la grâce de croire dans la présence de Jésus dans l’eucharistie. Et elle entre dans l’Eglise catholique le 11 mai.

De 1873 à 1880, elle cherche à approfondir sa foi, rejoint différentes associations catholiques. Elle étudie en France pour être infirmière, puis elle rentre en Angleterre et travaille au Saint George Hospital de Londres.

En 1881, elle accompagne une personne malade à Madère, mais le contraste entre la beauté de l’île et la pauvreté des gens touche son cœur.

De 1881 à 1883, elle commence son apostolat auprès des pauvres, la catéchèse, la visite des malades. Elle  fonde un collège et un orphelinat, ainsi que des œuvres de charité.

Et le 15 janvier 1884, elle fonde les Franciscaines de Notre Dame des Victoires, avec Amelia Amaro de Sa (Sœur Elizabeth).

Jusqu’en 1890, elle fonde des écoles, des orphelinats, des pharmacies, des centres de catéchèse, des services paroissiaux, rénove l’Hôpital de la miséricorde de Santa Cruz. A Madère, on l’appelle la « Bonne mère » et en 1907, son œuvre est reconnue par la couronne du Portugal.

Mais en 1910, avec l’avénement de la République, les instituts religieux snt supprimés. Plus encore, elle est emprisonnée à la forteresse de San Lourenco puis exilée à Londres. On comprend de quelle étoffe elle était faite  lorsque l’on voit que l’année suivante, elle revient à Madère et réorganise la congrégation de façon clandestine. Et elle s’y éteint en 1916. Elle repose, en la chapelle Quinta das Rosas.

Douze sœurs ont fondé au Mozambique en 1938. Le procès de béatification de la fondatrice a été ouvert en 1991. Une fondation a vu le jour aux Philippines en 1995. Et la « Positio » pour sa cause a été rédigée en 1998.

Il faudra un miracle dû à son intercession pour sa béatification éventuelle.