Matthew, guéri après avoir invoqué Mère Myriam-Thérèse

Une fleur de l'Eglise du Kerala

Rome, (Zenit.org) Anita Bourdin | 646 clics

Le martyrologe romain fait aujourd'hui mémoire d'une bienheureuse de l'Inde, plus précisément, de l'Etat du Kerala, dans le Sud de la Nation, Mariam-Thresia Chiramel Mankidyian, Vierge (1873-1926). Une fleur de l'Eglise syro-malabare. Elle a été béatifiée par Jean-Paul II le 9 avril 2000.

Convaincue que "Dieu donnera la vie éternelle à ceux qui convertissent les pécheurs et les mettent sur le droit chemin" (Lettre 4 à son Père spirituel), soeur Mariam-Thresia,  se consacra à cette tâche à travers ses visites et ses conseils, ses prières et sa pratique pénitentielle. Le discernement patient de sa vocation la conduisit finalement à fonder la Congrégation de la Sainte-Famille, qui continue à s'inspirer de son esprit contemplatif et de son amour des pauvres.

La guérison instantanée des deux pieds du jeune Matthew Devassy Pellissery, lui aussi du Kerala, affecté d'une torsion bilatérale congénitale, contribua à a cause de sa béatification. L'enfant avait environ 15 ans. Sa famille avait décidé, en 1970, de demander sa guérison après la lecture de la vie de Mère Mariam-Thresia . Tous se rendirent en pèlerinage sur sa tombe et s'engagèrent à prier pendant 41 jours pour sa béatification. 

Matthew l'invoquait sans cesse. Dans la nuit du 21 août 1970, après 33 jours de jeûne et de prière, il eut une vision de la religieuse. Elle lui massait le pied droit, à la façon des mamans indiennes. A son réveil, le pied était guéri. La guérison du deuxième pied fut annoncée à sa mère, dans une vision nocturne également. La mère se leva et alla constater la guérison: c'était le 28 août 1971. Les médecins ont reconnu cette guérison comme immédiate, totale et inexplicable du point de vue de l'état actuel de la science.

Elle était née à Puthenchira dans une familel chrétienne. Dès l'âge de dix ans, elle se consacra à Dieu. A douze ans, après la mort de sa mère, ele travaille à la paroisse avec trois autres jeunes, au service des pauvres, des malades, des personens seules: visites, conseils, prière, pénitence. Extases, visions, stigmates, et luttes spirituelles ont aussi marqué sa vie intérieure. 

C'est en 1903 qu'elle demanda au vicaire apostolique de Trichur de fonder uen maison de prière: il lui suggéra d'entrer chez les Clarisses, mais elle entra finalement au Carmel d'Ollur. 

Pourtant, l'évêque finit par consentir à l'ouverture d'une maison de prière, et il érigea la nouvelle fondation en 1914: la Congrégation de la Sainte-Famille était née, sur le modèle des Constitutions de la Sainte-Famille de Bordeaux, présente à Ceylan.