Messe de paroisse et bain de foule pour le pape

En visite à Sainte-Anne au Vatican

Rome, (Zenit.org) Anne Kurian | 1560 clics

Pour le premier dimanche de son pontificat, le pape François a présidé la messe à la paroisse Sainte-Anne, au Vatican. De l’homélie simple et familière, au bain de foule à la sortie, le pape séduit les romains.  

La centaine de personnes qui ont pu participer à la liturgie dans la petite église près de la porte Sainte-Anne, ont été frappées par la simplicité du nouveau pape, qui a célébré tel un simple curé de paroisse, proche de ses fidèles, dans une familiarité touchante.

Durant son homélie, commentant l’évangile de la femme adultère, le pape François a estimé que « le message le plus fort du Seigneur » était « la miséricorde » (cf. Zenit du 18 mars 2013 pour le texte intégral).

Mais, a-t-il ajouté, le Christ n’est « pas venu pour les justes » : aussi, pour avoir la « la joie de ressentir cette miséricorde » et de connaître « le cœur du Seigneur », l’homme doit se reconnaître « pécheur ».

« Il n’est pas facile de se confier à la miséricorde de Dieu, parce qu’elle est un abîme incompréhensible », a-t-il ajouté, encourageant à demander le pardon du Christ y compris si l’on a fait « des grosses [bêtises] » car « cela lui plaît qu’on lui raconte ces choses ».

En outre, le Seigneur « a une capacité spéciale d’oublier » : « il t’embrasse, il te serre dans ses bras et te dit seulement : "Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus." (Jn 8,11) », a souligné le pape.

Et même si après un mois, nou tombons « dans les mêmes » péchés, il a encouragé à « ne pas nous lasser de demander pardon » et à « revenir au Seigneur » car « il ne se lasse jamais de pardonner: jamais ! ».

A la fin de la messe, le P. Bruno Silvestrini, o.s.a., curé de Saint-Anne au Vatican,  a exprimé les sentiments de l’assemblée : « La paroisse vous offre les clés des cœurs de chacun, de la paroisse et du monde entier ».

Le cardinal Angelo Comastri, vicaire général de sa sainteté pour la Cité du Vatican, s’est également adressé au pape François en évoquant le conclave qui l’avait élu (13 mars 2013) : « Quand, mercredi dernier, vous avez dit : ‘Je m’appellerai Francesco’, si vous aviez vu les visages des cardinaux : depuis 2.000 ans, jamais un pape ne s’était appelé François ! Celui qui était à côté de moi a demandé : ‘Qu’a-t-il dit ?’. ‘François. ‘François !?’. Et la nouvelle s’est répandue parmi les cardinaux : ‘Nous avons un pape François’ ».

Concluant la messe, le pape a présenté aux paroissiens un prêtre uruguayen, fondateur d’une école pour les jeunes des rues dans son pays (« liceo Jubilar Juan Pablo II ») : « priez pour lui », a demandé le pape François.  

« Priez », c’est aussi l’invitation qu’il a adressée à chacun à la sortie de la messe, près de la porte où il a salué un par un les paroissiens, à la surprise de son propre service de sécurité. Souriant, à l’écoute, accessible, le pape répétait « Priez pour moi », en serrant les mains qui se tendaient vers lui.

« Prie pour moi… », a-t-il demandé à un petit garçon en le bénissant. Le petit garçon a hoché la tête et le pape a insisté « c’est sûr, hein ? ».

Près de l’église, sur le territoire italien, derrière des barrières, surveillée par les gardes suisses, une foule était venue saluer le pape. Spontanément, il s’est approché d’eux, a serré des mains, a salué, a répondu aux applaudissements et aux ovations enthousiastes.

Puis le pape a rejoint les appartements pontificaux pour la prière de l’angélus, place Saint-Pierre, où l’attendaient quelque 150.000 personnes. Trajet qu’il a voulu faire, non pas dans la voiture officielle du pape, mais dans celle de la gendarmerie vaticane, avec cette option pour la simplicité qui semble marquer les premières sorties de son pontificat.