Mettre en pratique les dix commandements

Par fidélité à soi-même

Rome, (Zenit.org) Anne Kurian | 1326 clics

« Suivre les dix commandements c’est être fidèle à soi-même, à sa nature la plus authentique », estime le pape François.

Pour le 40e anniversaire de la naissance du Renouveau dans l’Esprit en Italie (RNS, Renouveau charismatique national italien), le mouvement ecclésial a promu l’initiative "10 Places pour 10 Commandements", en collaboration avec le Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation et la Conférence épiscopale italienne (CEI).

Le projet est une "relecture" des dix commandements, et il a été inauguré en septembre dernier, à la veille de l’Année de la foi. Il fait étape dans différentes villes parmi lesquelles Milan, le samedi 8 juin au soir. Pour l’occasion, le pape a transmis un message-vidéo où il félicite les organisateurs de cette initiative « sur l'art de vivre les Dix commandements donnés par Dieu non seulement à Moïse », mais aussi « aux hommes et aux femmes de chaque époque ».

Faire confiance à Dieu

Le pape y explique le sens de ces dix paroles en trois points. Tout d'abord, le terme « commandement » n’est « pas à la mode », il renvoie à « quelque chose de négatif », comme « une limite, un obstacle à la vie », fait-il observer. Mais les dix commandements sont « le don » d’un Dieu qui a créé l’homme « par amour, qui a fait une alliance avec lui, qui veut son bien », poursuit-il, invitant à « faire confiance à Dieu ».

Les dix commandements « sont un "code éthique" pour la construction de sociétés justes, à la mesure de l’homme. Des Paroles qui éclairent et orientent celui qui recherche la paix, la justice et la dignité ».

Loi morale universelle

Ensuite, affirme le pape, « les dix commandements indiquent un chemin de liberté, ils sont donnés après la grande libération du peuple juif » : sur le Mont Sinaï, « Dieu montre à tous le parcours pour rester libres, un parcours inscrit au cœur de l’homme, comme une Loi morale universelle ».

Les dix commandements « ne sont pas des limitations à la liberté, mais des indications pour la liberté ». Ils enseignent « à éviter l’esclavage des idoles » ; ils « ouvrent à une dimension plus large que la dimension matérielle ».

En résumé, « suivre les dix commandements c’est être fidèle à soi-même, à sa nature la plus authentique », estime le pape François.

Un hymne au « oui »

Enfin, les dix commandements sont « une loi d’amour » car leur sens le plus profond est le commandement du Christ : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même » (Lc 10,27).

Pour le pape, les dix commandements sont les fruits « de l’amour de Dieu » un amour qui doit « animer toutes les relations » du chrétien et qui rappelle que « la vraie liberté n’est pas de suivre son égoïsme, ses passions aveugles, mais d’aimer, de choisir ce qui est bien en toute situation ».

« Les dix commandements ne sont pas un hymne au "non", ils sont un hymne au "oui". Un "oui" à Dieu, le "oui" à l’amour, qui est un "non" au non-Amour, mais le "non" est une conséquence de ce "oui" », conclut le pape François.

Son message sera retransmis dans les prochains étapes de l’initiative, prévues jusqu’en octobre à Bari, Gênes, Cagliari, Florence, Palerme, Bologne, Turin.