Mgr Celli évoque la responsabilité de l’Eglise dans le monde des médias

44e Journée mondiale des communications sociales

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ROME, Lundi 17 mai 2010 (ZENIT.org) - Les prêtres doivent, comme les fidèles laïcs, prendre conscience de leur « responsabilité dans le domaine des médias » et dans la « culture numérique ».

A l'occasion de la 44e Journée mondiale des communications sociales, Mgr Claudio Maria Celli, président du Conseil pontifical pour les communications sociales, a commenté sur Radio Vatican le message de Benoît XVI publié à cette occasion sur le thème « Le prêtre et la pastorale dans le monde numérique : les nouveaux médias au service de la Parole ».

« A travers les moyens modernes de communication - souligne Benoît XVI -, le prêtre pourra faire connaître la vie de l'Eglise et aider les hommes d'aujourd'hui à découvrir le visage du Christ, en conjuguant l'emploi opportun et compétent de tels instruments, acquis aussi durant la période de formation, au côté d'une solide préparation théologique et d'une forte spiritualité sacerdotale, alimentée par un dialogue continu avec le Seigneur ».

Ce message, a commenté Mgr Celli, « n'est pas seulement adressé aux prêtres mais à tous parce que c'est l'Eglise en tant que telle, et donc les prêtres et les fidèles laïcs engagés, qui doit reprendre conscience de sa responsabilité dans le domaine des médias, dans cette culture numérique ».

Mgr Celli explique comment le pape, dans son message, invite à se mettre au service de la culture numérique. « Récemment, quelqu'un me demandait : mais existe-t-il vraiment une culture numérique ? Tout dépend du contenu que nous donnons au terme ‘culture' », a-t-il affirmé. « Mais une chose est certaine : les nouvelles technologies ont changé notre vie » et les prêtres devraient inclure le monde des médias dans leur ministère pastoral.

Le pape, a-t-il encore expliqué, « évoque les nouvelles technologies avec intérêt, il perçoit l'avantage concret » qu'elles peuvent « offrir à l'annonce de la Parole ». Même si nous sommes « pleinement conscients que les nouvelles technologies donnent une large place à ce qui porte préjudice à l'homme, à ce qui influe négativement sur la vie de l'homme ».

« Je souligne parfois en souriant que l'homme d'aujourd'hui est très attentif à l'écologie : il est attentif à l'air qu'il respire, à l'eau qu'il boit, aux nourritures qui lui sont offertes », a ajouté Mgr Celli. « Mais il est moins attentif à une écologie spirituelle ». « Cela signifie qu'il est moins attentif à tout ce que la société lui offre aujourd'hui de moins digne, de moins respectueux pour la dignité de l'homme ».

Marine Soreau