Mgr Comastri, de Lorette, prêchera la retraite au Vatican

Une retraire sous le signe de la Vierge du Rosaire

| 353 clics

CITE DU VATICAN, Mercredi 5 mars 2003 (ZENIT.org) - Dimanche prochain 9 mars, et jusqu'au samedi suivant, le pape Jean-Paul II et tout le personnel de la curie romaine suivra, comme toujours en début de carême une semaine de retraite, prêchée cette année par Mgr Angelo Comastri, un archevêque italien âgé de soixante ans, qui est délégué pontifical pour le sanctuaire de Notre Dame de Lorette.



Mgr Comastri est en effet l'évêque gardien du sanctuaire de la sainte maison de Nazareth, qui a été transportée pierre par pierre par les croisés, au XIIIe siècle, pour qu'une telle relique échappe aux destructions.

La basilique de l'Annonciation édifiée à Nazareth n'abrite donc pas les murs de la maison de la Vierge, mais seulement l'entrée de la grotte contre laquelle la maison était construite. L'emplacement des trois autres murs reste en revanche bien visible au niveau de la basilique primitive. Ce sont ces trois murs que l'on retrouve à Lorette.

La maison avait d'abord été reconstituée sur la côte d'Illyrie, actuellement en Croatie, mais les pèlerins étant victimes des pirates, elle fut ensuite reconstruite sur la côte adriatique opposée, en Italie, dans les Marches d'Ancône, et sur la colline de Lorette.

Elle y est protégée par une basilique qui a des allures de forteresse: c'est dire le caractère précieux de cette humble maisonnette. Les archéologues ont reconnu dans la taille des pierres une technique typique des constructions de la Galilée du premier siècle de notre ère.

Ils ont également comparé les nombreux graffitis à ceux présents sur d'autres édifices de Nazareth, là aussi, les vestiges ont confirmé l'origine de la construction.

En appelant Mgr Comastri à prêcher au Vatican, le pape met donc la retraite de cette année sous le signe de la Vierge et de la vie cachée à Nazareth.

Et plus que jamais le rosaire aura sa place dans les exercices spirituels quotidiens. Pour la première fois, le pape méditera les mystères lumineux avec la curie rassemblée.

Mais il n'aura probablement pas cette année l'autorisation de son médecin de suivre toutes les prédications à genoux: cette pratique humble et ascétique lui avait valu l'an dernier d'être immobilisé par une très douloureuse et durable crise d'arthrose du genou.