Mgr Nazzaro, ancien vicaire apostolique d'Alep

La "nuit blanche" de San Benedetto del Tronto

Rome, (Zenit.org) Nicola Rosetti | 541 clics

Au cours la « Nuit blanche », le rendez-vous désormais traditionnel du mois d’août sur la Côte d’Azur, parvenu à sa dixième édition, est-il possible de lier la dimension culturelle à l’aspect commercial ? La réponse à cette question est certainement positive et c’est dans ce sens que les Pères du Saint-Sacrement ont organisé une rencontre-témoignage avec Mgr Giuseppe Nazzaro, ancien vicaire apostolique d’Alep.

La rencontre était animée par le Dr Giuseppe Romani et par le journaliste Pasquale Bergamaschi. Mgr Nazzaro - dont le « curriculum » force le respect, puisqu’il a aussi été Custode de Terre Sainte – a parlé des très graves conditions dans lesquelles se trouve le peuple syrien plongé dans une guerre fratricide.

Le vicaire apostolique émérite d’Alep a exprimé sa grande préoccupation pour la situation syrienne. Là où, en Orient, les régimes dictatoriaux sont tombés, on a instauré des gouvernements politiques qui sont malheureusement l’expression de mouvements islamiques extrémistes qui ont fait empirer les conditions de vie des communautés chrétiennes.

Mgr Nazzaro a raconté avoir été menacé de mort par un responsable fondamentaliste pour avoir déclaré que la terre tourne autour du soleil, contrairement à ce que soutiennent certains passages du Coran, comme ceux des sourates XIII et XXI.

Pour le religieux franciscain, le contexte syrien, et le contexte arabe en général, sont difficiles à comprendre pour l’homme occidental et la profonde différence culturelle qui existe entre ces deux mondes devrait décourager l’Occident de vouloir exporter la démocratie par la force.

L’évêque ne s’est pas soustrait aux questions du très nombreux public et a conclu son témoignage par un moment profondément émouvant. Pour revenir à la question posée au début, nous espérons que cette initiative des Pères du Saint-Sacrement sera la première d’autres manifestations culturelles qui pourraient animer les « Nuits blanches » des prochaines années, parce que cela pourrait enrichir à l’avenir le programme déjà intense d’un événement qui rassemble des milliers de personnes dans notre ville.

Traduction d'Hélène Ginabat