Migrants : l'adaptation réciproque entre accueillants et accueillis

Par le card. Vegliò

Rome, (Zenit.org) Anne Kurian | 558 clics

L'intégration, c'est « un processus à travers lequel les migrants nouvellement arrivés et les communautés locales s'adaptent réciproquement », explique le cardinal Vegliò.

Le cardinal Antonio Maria Vegliò, président du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement est intervenu hier, 30 septembre, dans le cadre de la 27e Rencontre internationale pour la paix (30 septembre-1er octobre 2013).

La rencontre, intitulée “Le courage de l'espérance : religions et cultures en dialogue” est promue par la communauté de Sant'Egidio.

Le cardinal Vegliò s'est inspiré de Genèse 17, où Abraham accueille les trois visiteurs au chêne de Mambré, manifestant « le grand don de l'hospitalité » : il met toutes ses possessions « à disposition » des étrangers, avec une « disponibilité extraordinaire », fondée sur « sa foi » et sur « la reconnaissance du Seigneur comme visiteur inattendu, comme surprise qui rompt la monotonie du quotidien ».

Sur ce modèle, le cardinal a encouragé les sociétés actuelles à passer « de la première assistance » envers le migrant, à « l'accueil », dépassant les sentiments « de suspicion et de crainte » face aux étrangers.

« On ne peut en effet se contenter de résoudre les problèmes immédiats. L'étape suivante est l’hospitalité et l’accueil ».

De l'accueil, il faut ensuite passer à « l'intégration », « étape finale dans la migration », a poursuivi le cardinal, qui a défini l’intégration comme « un processus à travers lequel les migrants nouvellement arrivés et les communautés locales s'adaptent réciproquement, tant au niveau individuel que social ».

Un processus « pas facile », qui peut « facilement demander les efforts de plusieurs générations », a-t-il souligné.