Mouvements ecclésiaux et communautés nouvelles : vers le 3e congrès mondial

La joie missionnaire

Rome, (Zenit.org) Anita Bourdin | 760 clics

« La joie de l’Évangile : une joie missionnaire » : ce sera le thème du 3e congrès mondial des Mouvements ecclésiaux et communautés nouvelles, organisé à Rome, au collège international Maria Mater Ecclesiae, par le Conseil pontifical pour les laïcs, du 20 au 22 novembre prochain. Les deux éditions précédentes ont eu lieu en 1998 et en 2006.

Le thème est tiré d’un passage de l’exhortation apostolique « La joie de l’Évangile » (n. 21), dans le prolongement de la messe de Pentecôte 2013 présidée par le pape François, à l’occasion de l’Année de la foi, avec les membres des mouvements ecclésiaux et des communautés nouvelles.

Ce congrès rassemblera les délégués de réalités associatives internationales des cinq continents, qu'elles aient déjà une reconnaissance canonique ou pas.

Une rencontre préparatoire, sur les questions d’organisation, de logistique et des principaux thèmes à aborder, a eu lieu à Rome le 27 juin dernier, au siège du dicastère, au palais Saint-Calixte, avec les délégations d'une trentaine d'associations de fidèles.

Mgr Josef Clemens, secrétaire du Conseil pontifical pour les laïcs, a indiqué, comme lignes-directrices, l’invitation du pape François dans « La joie de l’Évangile » : l’édification d’une Église qui « sort », qui opère sa propre « transformation missionnaire », avec la contribution des mouvements ecclésiaux et des communautés nouvelles, parce qu’ils représentent « une richesse de l’Église que l’Esprit suscite pour évangéliser tous les milieux et tous les secteurs. Très souvent, ils apportent une nouvelle ferveur évangélisatrice et une capacité de dialogue avec le monde qui renouvellent l’Église » (n.29), indique L’Osservatore Romano.

 « Le congrès de novembre se veut une réponse claire et décidée des mouvements ecclésiaux et des communautés nouvelles par leur apport à un réveil missionnaire de toute l’Église », a expliqué le "numéro deux" du dicastère.

Ce congrès sera fait, a-t-il souligné, de « rencontre », de « dialogue » et d’« écoute mutuelle », d'« échange d’idées, de réflexions et d’expériences », avec des espaces « nombreux » et « amples » réservés au débat, avec des « moments communautaires ».

Mgr Antonio Grappone, chef de service du dicastère organisateur, a rappelé l’exigence de « conversion » et de « réforme » des chrétiens et de l’Église, adressée aussi, et de manière spéciale, comme l’affirme le pape dans « La joie de l’Évangile », à toutes ces réalités que l’Esprit-Saint a voulu inspirer au sein de l’Église de notre temps, déterminant « la nouvelle saison d’association des fidèles laïcs » (Christifideles laici, n.29).

Les participants ont exprimé leur souhait, continue la même source, que « le Congrès se révèle une occasion féconde d’analyser comment chacun, selon son charisme et en communion profonde avec toute l’Église et avec les autres réalités, peut apporter sa contribution d’un engagement mûr dans le projet désiré par le pape François ».

Avec une traduction de Constance Roques