Moyen-Orient : l'exhortation post synodale ne sera pas politique

Le rôle de l'unité des chrétiens, par Mgr Antonio Franco

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Traduction d’Anne Kurian

ROME, vendredi 13 juillet 2012 (ZENIT.org) – L'exhortation post synodale que Benoît XVI signera lors de son voyage au Liban (14-16 septembre 2012) « ne sera pas un programme politique », affirme Mgr Franco.

En revanche, l’unité des chrétiens sera abordée, car elle « peut influencer positivement la situation en Terre Sainte ».

Telles sont les convictions de Mgr Antonio Franco, délégué apostolique pour Jérusalem et les territoires palestiniens, qui a déjà accueilli Benoît XVI par deux fois comme nonce : en 2009 en Terre Sainte et en 2010 à Chypre.

Il évoque le prochain voyage de Benoît XVI au Liban, dans un entretien avec l’Aide à l’Eglise en détresse, en visite dans sa résidence de Jérusalem Est : « Celui qui croit que le pape élaborera un agenda politique pour résoudre le conflit, restera inévitablement déçu», estime-t-il.

Selon Mgr Franco, Benoît XVI encouragera plutôt les chrétiens à promouvoir une atmosphère de paix et de réconciliation, «dans le cadre de laquelle pourront évidemment être trouvées des solutions politiques justes ».

«L’exhortation principale du pape, précise le nonce, concernera un thème amplement débattu durant le synode : celui de la communion».

Benoît XVI invitera à une communion plus étroite entre les divers rites de l’Eglise catholique et entre toutes les Eglises de la région, explique Mgr Franco : «C’est l’unique voie à suivre. C’est seulement ainsi que la communauté chrétienne pourra influencer positivement la situation que vit la Terre Sainte et contribuer à la solution des problèmes qui l’affligent ».

Dans le document du pape, rédigé sur la base des 44 propositions finales de l’assemblée spéciale pour le Moyen-Orient de 2010, l’accent sera mis sur les principes de la doctrine sociale de l’Eglise, avec une référence particulière au respect de la dignité humaine, révèle le nonce.

«L’exode des chrétiens n’est pas lié à des motifs religieux mais politiques », rappelle Mgr Franco par ailleurs : « Tant que le conflit arabo-israélien ne sera pas résolu, les fidèles continueront à quitter cette terre ».