Moyen Orient : Répondre aux difficultés en demeurant un « signe d’espérance »

Homélie de Benoît XVI (3)

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ROME, Samedi 5 juin 2010 (ZENIT.org) - A l'exode des chrétiens du Moyen Orient le pape Benoît XVI répond en encourageant les chrétiens - laïcs, religieux et prêtres - à continuer de témoigner du Christ et à être « un signe d'espérance ».

Le pape a adressé cette exhortation dans son homélie de ce samedi lors de la messe qu'il a présidée, à 16 h 30 (heure de Rome), 17 h 30, (heure locale) en l'église catholique de la Sainte-Croix de Nicosie, proche du bâtiment de la nonciature : le pape est arrivé à pied.

« Un prêtre, une communauté religieuse, une paroisse qui reste ferme et qui continue à rendre témoignage au Christ est un signe extraordinaire d'espérance », a affirmé le pape.

Benoît XVI a évoqué les difficultés rencontrées par les chrétiens de la région, où ils sont une minorité, au milieu d'une population en majorité musulmane.

« J'ai particulièrement conscience, dans mes pensées et dans mes prières, que beaucoup de prêtres et de religieux au Moyen Orient font actuellement l'expérience d'un appel particulier à conformer leurs vies au mystère de la Croix du Seigneur », a fait observer le pape.

Il a ajouté que la tentation est alors grande pour les minorités de quitter leur pays : « Là où les chrétiens sont une minorité, là où ils souffrent l'épreuve en raison de tensions ethniques et religieuses, de nombreuses familles prennent la décision de partir, et il peut être tentant pour leurs pasteurs de faire de même ». Pourtant le pape les a invités à rester, en signe « d'espérance ».

Pour Benoît XVI, la « seule présence » des chrétiens constitue en effet « une expression éloquente de l'Évangile de la paix, de la détermination du Bon Pasteur de prendre soin de tout le troupeau, de l'engagement inébranlable de l'Église au dialogue, à la réconciliation et à la reconnaissance bienveillante de l'autre ».

A l'adresse des prêtres et des religieux, le pape a ajouté : « En embrassant la Croix qui leur est tendue, les prêtres et les religieux du Moyen Orient peuvent vraiment faire rayonner l'espérance qui est au cœur du mystère que nous célébrons dans la liturgie de ce jour ».

Dans son allocution, au début de la messe, le patriarche latin de Jérusalem, S. B. Fouad Twal, a évoqué les chrétiens de Terre Sainte et du Moyen Orient en insistant sur la hâte de la convocation du synode d'octobre prochain à Rome ;

Il a évoqué la publication, demain, à Nicosie de l'Instrument de Travail du synode qui guidera la réflexion « jusqu'au synode ».

Le patriarche a remercié le pape pour sa « sollicitude pour les chrétiens de ces terres » qui ont été « dès le début des témoins » de l'Evangile.

Il a promis la « prière intense » des chrétiens de ces régions pour le ministère du Successeur de Pierre « au service de l'unité et de la réconciliation », pour qu'en Terre Sainte l'emporte aussi « le pardon », « la justice et la paix » pour les chrétiens de Terre sainte qui ne jouissent pas de la « liberté ».

Anita S. Bourdin