"Ne pas tuer" : un défi pour l'engagement des juifs et des catholiques

Journée du dialogue en Italie

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ROME, mardi 17 janvier 2012 (ZENIT.org) – Le commandement « Ne pas tuer » est le thème de la Journée pour l’approfondissement et le développement du dialogue entre catholiques et juifs, qui a lieu aujourd’hui 17 janvier 2012. Ce thème est « un grand défi » et « d’extrême actualité », qui appelle « l’engagement » des deux religions, selon Mgr Bianchi, évêque de Pistoia.

Mgr Mansueto Bianchi, président de la Commission pour l’œcuménisme et le dialogue interreligieux de la conférence épiscopale italienne (Cei), présente ce thème, né d’une intuition de la Cei, au micro de Radio Vatican.

Pourquoi « ne pas tuer » ?

Il me semble que c’est une thématique d’extrême actualité, parce que l’éventail du “Ne pas tuer” embrasse toute la vie, de la source au déclin de l’existence même. C’est une thématique sur laquelle la responsabilité et l’engagement des deux religions filles d’Abraham, le judaïsme et le christianisme, le catholicisme en particulier, sont interpelées par des grands défis. Et ce ne sont pas seulement des défis religieux, mais ce sont aussi des défis éthiques qui concernent la conscience des personnes : alors le "ne pas tuer" est l’engagement au respect de la vie, c’est l’engagement à la promotion de la vie et même le défi culturel à regarder la vie comme un don, une ressource.

Le commandement “Ne pas tuer” unit les chrétiens et les juifs, mais il existe aussi d’autres points de convergence. Comment avance le dialogue entre juifs et catholiques?

Je dirais que c’est un dialogue extrêmement utile et nécessaire. Il est également très exigeant pour chacune des deux expériences religieuses. C’est un dialogue qui mérite même quelque peine, qui mérite même quelque ardeur pour dépasser – disons – les dystonies qui, momentanément, peuvent se présenter. Je crois donc que le parcours doit être jugé dans son ensemble, dans sa complexité et je dirais que, sous cet aspect, c’est vraiment un itinéraire qui avance. Il y a également une harmonie, qui grandit entre ces deux expériences religieuses. L’important est de ne pas perdre de vue le grand souffle de ces évènements, la profondeur et la longueur de ces parcours et de ne pas trop se laisser conditionner par les évènements qui pourraient jeter des zones d’ombre sur ce que nous sommes en train de faire. Quoiqu’il en soit, ce sont des moments, des épisodes, qui ne recouvrent pas le ciel et l’horizon du dialogue entre juifs et chrétiens.

Traduction de l’italien par Anne Kurian