Née grâce à  la prière de Maria Goretti

Témoignage du Canada

Rome, (Zenit.org) Federico Cenci | 971 clics

La vie est un don de Dieu. Et un témoignage en ce sens, est arrivé jusqu’à nous après avoir traversé les eaux de l’Atlantique. C’est l’histoire d’une grossesse inattendue, qui a défié un triste destin. Celui-ci semblait déjà écrit et a anéanti les certitudes très pessimistes des médecins. Le tout pour donner le jour à une petite fille tant désirée.

Les destinataires de cette émouvante grâce sont deux jeunes époux canadiens, d’une vingtaine d’années. La jeune fille, Marcy Julien, couve depuis longtemps l’amertume de ne pouvoir réaliser sa plus intime vocation de femme : devenir mère. A cause des violences répétées subies par la jeune fille durant son adolescence  de la part de son beau-père, mari de sa mère. Désolée, Marcy Julien essaie de s’adresser à plusieurs médecins, experts en gynécologie, mais la réponse est toujours négative. Les dommages physiques et psychologique constatés sur la jeune fille l’empêchent de procréer. Grandes sont ses blessures, dans son corps et dans son cœur.

Le courage des époux d’y croire malgré tout, a néanmoins assaini ce qui, pour les hommes, paraissait irréparable. Ce fil d’espérance qui les encourageait à ne pas se résigner après le premier et douloureux verdict des médecins, était destiné à ne pas se briser, et à produire ses fruits après la rencontre non pas avec un médecin mais avec une sainte italienne. Elle aussi jeune, elle aussi victime de la plus lâche et de la plus ignoble des violences. Et elle aussi, profondément chrétienne et charitable, capable de pardonner son bourreau.

En juin 2012, le Canada accueille la statue de sainte Marie Goretti qui, après un long pèlerinage dans le pays, débarque aussi à Toronto, où résident les jeunes époux. Marcy Julien apprend la nouvelle par la tv et décide de se rendre chez elle,  en compagnie de son époux. Dès leur arrivée aux pieds de la sainte, ils s’agenouillent et prient pour recevoir la grâce de pouvoir avoir un enfant. L’intense prière renvoie le couple chez eux au moins avec l’heureuse certitude de ne pas se sentir seuls. Mais quelques jours plus tard, il arrive à Marcy Julien  quelque chose d’encore plus fort, extrêmement surprenant. La jeune femme affirme avoir eu un rêve prémonitoire, celui-ci suscite en elle un accès de confiance intense, nouveau, quant à son désir de devenir mère.

Peu après, Marcy découvre qu’elle est enceinte. La nouvelle désoriente les médecins, dissout leurs certitudes les laissant presque dans le désarroi. Le rêve est devenu réalité. Neuf mois après la merveilleuse nouvelle, naît Mercedes Maria Ferreira, la « petite fille du miracle », comme certains l’appelaient déjà. Un délicieux prix, pour des époux qui n’ont jamais cessé de regarder le ciel avec des yeux de confiance, malgré leur peine.

« Marcy raconte d’avoir rêvé de Maria Goretti et d’avoir senti sa présence aussi et surtout lors du procès à charge de son beau-père », explique à Il Tempo Roberto Porcari, président de l’association Santa Maria Goretti de Nettuno, qui est active de puis 2007 pour promouvoir son culte. 

Les souvenirs du mal que lui avait fait son violeur de beau-père étaient si cuisants que Marcy Julien  n’aurait jamais voulu participer à ce procès, mais l’aide que la sainte lui avait apportée lui avait donné la force d’affronter ces terribles moments passés dans la salle du procès.

« C’est pour cette raison que le couple, en signe de dévotion, nous a demandé la possibilité de venir à Nettuno et de baptiser la fillette », ajoute Roberto Porcari. « Nous avons choisi juillet car c’est le mois consacré à la sainte, maqué par des pèlerinages è pieds, fêtes et processions ».

Aindi, le 22 juillet prochain, la petite fille sera baptisée au sanctuaire de Nettuno, la localité où sainte Marie Goretti subit son martyre. La cérémonie sera animée par l’évêque d’Albano Marcello Semeraro, qui a été très frappé par cette histoire et a donc accepté que le baptême ait lieu au sanctuaire, bien que ce dernier ne soit jamais utilisé pour ce genre de cérémonie. La petite et ses parents resteront hôtes de la ville côtière jusqu’au 27 juillet.

Traduction d'Océane Le Gall