Neuf nouveaux ambassadeurs près le Saint-Siège, pour la paix

Appel à la solidarité en faveur des pays plus démunis surtout en Afrique

| 839 clics

CITE DU VATICAN, Vendredi 18 mai 2001 (ZENIT.org) - La diplomatie au service de la paix, telle est l´orientation que le pape Jean-Paul II a donnée à son discours aux nouveaux ambassadeurs près le Saint-Siège pour 9 nations d´Europe (1), d´Asie (3) et d´Afrique (5): Tunisie, Zambie, Gambie, Guinée, Afrique du Sud, Sri Lanka, Népal, Mongolie, Estonie. Le pape a lancé un "appel à la solidarité en faveur des pays plus démunis surtout en Afrique".



A chacun des ambassadeurs, le pape a remis un discours qui traite plus spécialement des réalités de leurs pays et leur a adressé un discours plus général. Nous nous inspirons de la synthèse en italien de Radio Vatican.

Le pape soulignait la tradition d´hospitalité et de liberté religieuse de la Tunisie. Une situation contrastant avec la situation du Moyen Orient déchiré par les conflits. La violence, disait en substance Jean-Paul II n´apporte pas de remèdes, mais complique encore davantage la coexistence entre les peuples.

La Zambie s´est engagée récemment dans les tractations de paix en république démocratique du Congo. Le pape rappelait que toute volonté de paix a besoin du soutien de la communauté internationale et que c´est aussi à cette tâche que s´emploie le Saint-Siège au service "du bien de la famille humaine". Le pape évoquait aussi les réfugiés accueillis par la Zambie en raison des guerres des pays voisins.

Pour l´Afrique le pape souhaitait une coopération internationale plus solidaire , il le disait dans son message à l´ambassadeur de Guinée, et un engagement "courageux" pour mettre fin aux conflits "fratricides" et en finir avec "toute forme de corruption".

Le rôle social des catholiques était souligné par le pape à l´adresse du représentant de la Gambie.

Le pape évoquait ensuite la renaissance de l´Afrique du Sud à la suite de la fin de l´apartheid. Le pays accueillera bientôt la Conférence internationale pour la lutte contre le racisme. Le pape rappelait l´importance d´un chemin de réconciliation, du refus de la vengeance aveugle, accompagné de la recherche de la vérité et des responsabilités.

Pour ce qui est du Sri Lanka, la "perle de l´Océan indien", pourtant déchiré par une guerre civile sanglante, entre le gouvernement et la guérilla Tamoul, le pape disait espérer en une négociation "patiente et persévérante". Il soulignait le rôle que pourrait jouer l´Eglise où vivent en harmonie des chrétiens de différentes ethnies.

La riche tradition religieuse du Népal retenait l´attention du pape, accentuant la dimension spirituelle et transcendante de la vie humaine.

Au représentant de la Mongolie, le pape soulignait les relations séculaires établies entre ce pays et le Saint-Siège, dès le XIIIe siècle, et qui ont refleuri depuis une dizaine d´années. La présence de l´Eglise a en particulier servi la population du pays à l´occasion des récentes inondations.

Le tour du monde de ce jour s´achève sur les bords de la Baltique avec l´Estonie, aujourd´hui libre et indépendante, les yeux tournés vers la construction de l´Europe. La reconstruction économique, soulignait le pape, doit s´accompagner de celle des valeurs. Le pape indiquait le danger de nouvelles formes de matérialisme. Il invitait à la reconnaissance et à la protection des droits des individus, mais sans tomber dans une fausse "culture de la liberté, en opposition avec le bien commun".