Nicaragua : Implorer l'aide de la Vierge pour aider le pays

Lettre des évêques et préparation à la journée de jeûne du 1er juillet

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ROME, Jeudi 9 juin 2011 (ZENIT.org) – « Le Magnificat : Une prière pour des temps nouveaux », est le thème de la lettre pastorale des évêques du Nicaragua publiée le 31 mai dernier, jour de la fête de la Visitation de Marie. Cette lettre s'insère dans le cadre de « l’année de prière » décrétée par la Conférence épiscopale.

En vue de la journée de jeûne national le 1er juillet prochain, les évêques invitent à implorer la Vierge pour la situation du pays en s’engageant à réciter le chapelet individuellement, dans les familles et dans les communautés.

Le Magnificat, disent-ils, est comme « le miroir de l’âme de Marie ». C’est la prière « des vrais pauvres du peuple d’Israël ». « La première chose que Marie nous enseigne est quelque chose de simple comme laisser Dieu poser son regard sur nous, nous laisser accueillir et envelopper de sa tendresse, de son pardon, de son amour inconditionnel ». « Découvrons-nous aimés de Dieu comme Marie ! », exhortent-ils.

« Au Nicaragua, poursuivent les évêques, chacun de nous et toute la communauté nationale devons surmonter les peurs, l’indifférence égoïste et l’autosuffisance de ceux qui vivent pour eux-mêmes. Nous devons reconnaître avec gratitude que le meilleur de notre vie et toutes les richesses de la culture et de l’histoire de notre patrie ont été un don gratuit de Dieu, qui remplit toujours de bénédictions ceux qui s’ouvrent à sa grâce avec liberté et responsabilité ».

Le Magnificat, soulignent-ils, est le prologue des Béatitudes proclamées par Jésus : « Marie nous enseigne que le bonheur annoncé dans l'Évangile ne repose pas sur l’avidité et la possession de biens matériels, ni sur les plaisirs passagers qui nous trompent et déshumanisent, ni sur l’ambition démesurée de pouvoir sur les autres ».

« Nous devons savoir que connaître et comprendre la réalité sociale et politique du pays est une exigence de foi, tout comme nous engager à la transformer sachant que Dieu est toujours du côté des pauvres. Il faut aussi dénoncer tout ce qui s’oppose aux valeurs évangéliques de la justice, de la vérité et de la fraternité ».

Les évêques concluent leur lettre pastorale par une invitation à prier « à l'exemple de Marie, pour être comme elle, des hommes et des femmes contemplatifs, capables de voir la réalité avec des yeux de foi et s’engager dans le Royaume de Dieu ».

Nieves San Martín