Nicaragua/Vie: Non respect de la vie humaine? Démocratie en danger

L´analyse de Mgr Renato Martino

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CITE DU VATICAN, Jeudi 29 mars 2001 (ZENIT.org) - S´opposer à l´avortement n´est pas seulement une question de foi mais une nécessité d´ordre moral et politique qui concerne toutes les sociétés, explique en substance Mgr Renato Martino, Observateur permanent du Saint-Siège à l´ONU, à l´occasion de la "Journée de l´enfant qui n´est pas né" organisée à Managua (Nicaragua).



Selon la synthèse de l´intervention de Mgr Martino préparée par Radio Vatican (en italien), l´archevêque rappelait que l´avortement n´est pas seulement une violation de convictions religieuses, mais bien un "délit contre la vie" et un "attentat" aux fondements moraux de la démocratie.

Là où, dans le monde, des groupes d´intérêts exercent des pressions pour que l´avortement soit reconnu comme un "droit humain", l´Eglise et tout chrétien, explique l´archevêque, se battent pour la défense du "droit à la vie" des enfants à naître et pour la protection de la famille. On estime à des dizaines de millions les enfants qui chaque année ne voient pas le jour, 45 millions selon les sources du représentant du Saint-Siège.

"Il est scandaleux, disait Mgr Martino, que l´on commette chaque année 45 millions d´avortements dont 1 million deux cent mille pour les seuls Etats-Unis".

L´imposer comme un droit, continuait l´archevêque, signifierait céder le terrain aux groupes en faveur de l´avortement qui visent la famille, avec l´intention de "diminuer les droits, les devoirs et la responsabilité des parents": des personnes qui considèrent la maternité comme "une vocation archaïque et oppressive" et comme une "maladie".

Le Saint-Siège, soulignait le spécialiste des relations internationales, n´est pas resté seul à "défendre ces importantes valeurs". Il a pu compter, ajoutait le diplomate, sur le soutien de pays comme le Nicaragua, l´Argentine, le Honduras et le Guatemala, ainsi que sur des pays de foi islamique comme la Libye, l´Iran, l´Egypte, le Maroc et le Koweït.