Nigeria : Les multiples facettes du conflit

Pour Mgr Onaiyekan, la tension interreligieuse n’est pas le plus grand danger

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ROME, Dimanche17 juillet 2011 (ZENIT.org) – La principale source de tension au Nigeria n’est pas entre chrétiens et musulmans, mais plutôt entre pauvres et riches, affirme l’archevêque nigérian de Abuja.

Dans un entretien à l’émission de télévision « Là où Dieu pleure », Mgr Onaiyekan a expliqué que le plus grand danger pour la paix au Nigeria est « l’injusticesociale dans le pays ».

L’archevêque et ancien président de la Conférence des évêques catholiques africains représente une voix prééminente pour la promotion d’une plus grande compréhension et d’un dialogue plus constructif entre les communautés musulmane et catholique du Nigeria. Il a également lancé un appel à une plus grande responsabilité des médias quand ils font état des tensions entre ces deux communautés.

Dans cette interview, l’archevêque s’étend surtout sur la fracture entre riches et pauvres dans son pays ainsi que sur la culture profondément spirituelle des Nigérians, mais aussi sur la mentalité politique selon laquelle « le vainqueur s’approprie tout ». Il propose aussi des clés pour réussir un dialogue interreligieux constructif.

Q : Ces dix dernières années, environ 3 000 personnes ont été tuées à cause des violences interethniques et interreligieuses. D’où provient cette violence ?

Mgr Onaiyekan : De nombreuses vies ont malheureusement été perdues dans des conflits à connotation religieuse, souvent interprétés comme des guerres de religion. Toutefois, des milliers de personnes, ne l’oublions pas, meurent chaque année dans mon pays pour d’autres raisons ; ceux qui meurent dans des hôpitaux pour aucun autre motif que la négligence, et aussi les victimes de conflits dans des zones où il n’y a ni chrétiens ni musulmans  ; de ceux-là, cependant, personne ne parle, l’attention se focalisant seulement sur la violence entre chrétiens et musulmans.

Il y a eu des victimes dans la zone de Jos ?

La zone de Jos n’est que la dernière partie ; d’autres zones du Nigeria ont connu des affrontements : les Etats de Kaduna, de Bauchi et, à cause des fameuses « caricatures danoises », des émeutes ont éclaté à Duguri et partout, ensuite dans le plateau de Jos.

La ville de Jos est particulièrement étonnante, car elle n’a pas une population musulmane importante et ce n’est pas non plus un endroit où les relations sont particulièrement tendues entre chrétiens et musulmans. C’est une ville à majorité chrétienne, et nous sommes très surpris d’y voir se perpétrer ce type de violence. En second lieu, à Jos ou ailleurs, les gens ne se battent pas uniquement à cause de la religion.

Mais quand nous lisons, comme récemment, les nouvelles sur la violence entre chrétiens et musulmans, cette violence est dépeinte exactement comme étant de nature religieuse. Sinon, d’où vient-elle réellement ?

La dimension religieuse peut être présente parce que – c’est là où une chose bonne peut devenir mauvaise – les Nigérians sont profondément religieux, ce qui est bien. Ils sont profondément engagés dans leur foi dans le sens où tout ce qu’ils font, ils le font avec une ferveur religieuse. Par exemple, quand deux personnes se querellent – même sur la place publique - et que l’un est musulman et l’autre chrétien, avant même de le savoir, les gens diront : « ce musulman et ce chrétien sont en train de se battre ». Ils ne diront pas, comme cela devrait être, « ces deux Nigérians », et je pense que c’est pour cela que ce conflit apparaît facilement comme religieux.

Dans le cas de Jos, les choses sont très claires : la dichotomie est entre ceux qui sont considérés comme les « indigènes » de l’Etat du Plateau et ceux qui sont considérés comme des « colons ». Le problème n’est pas tant ces colons, parce qu’il y a des colons et des indigènes partout au Nigeria. Le problème dans le plateau est que les colons prétendent aux mêmes droits que les indigènes, point sur lequel je suis personnellement d’accord, non seulement pour l’Etat du plateau mais pour l’ensemble du Nigeria.

Quels autres éléments entrent en jeu ?

Les Nigérians, j’insiste, ne sont pas seulement chrétiens ou musulmans. Les Nigérians sont également Haoussa, Ibo, et Yoruba. Les Nigérians ont également des idéologies politiques différentes. Et la plus grande distinction aujourd’hui au Nigeria, et celle qui constitue le problème majeur et la plus grande menace pour la paix, n’est pas le problème entre chrétiens et musulmans, mais l’injustice sociale dans le pays. C’est cela l’énorme différence, l’énorme fossé entre les rares personnes qui sont très riches et l’immense majorité qui est pauvre, dans un pays qui est censé être très riche.

Le petit nombre de riches, dont beaucoup sont des voleurs, des brigands qui volent notre argent, des gens corrompus, sont des chrétiens et des musulmans qui s’entendent dans les conseils d’administration. Les pauvres qui souffrent sont également des chrétiens et des musulmans qui ont les mêmes problèmes. Ces choses, nous devrions les regarder avec beaucoup, beaucoup d’attention, et si vous vivez au Nigeria, c'est comme cela qu'il faut voir les choses. Il ne faut pas se laisser prendre à des explications apparemment très simples et claires, mais qui sont trop simplistes.

Peut-on donc dire que le succès politique au Nigeria se traduit par une appropriation du pouvoir économique ?

Oui, c’est la mentalité selon laquelle le « vainqueur s’approprie tout ». Si vous faites partie de l’équipe gouvernementale, vous obtenez le paquet complet, des promotions, et vos enfants, des postes dans l’administration publique. Si vous appartenez à l’opposition, vous n’obtenez rien. Et si, pour couronner le tout, vous appartenez à l’opposition et aussi à une tribu différente – puisque la fracture politique correspond à la division ethnique – et, de surcroît, à une autre religion, il devient facile de parler de conflits entre chrétiens et musulmans, et c’est l’image répandue dans le monde entier.

Je n’ai jamais connu au Nigeria un moment où nous avons combattu sur la question de savoir si Jésus est ou n’est pas Dieu, qui constitue une différence théologique majeure entre chrétiens et musulmans. Nous n’avons jamais combattu pour cela, et nous ne nous sommes jamais querellés sur la question de savoir si Mahomet est un vrai prophète ou pas. Nous avons lutté pour la terre. Nous avons lutté pour les pèlerinages - entre qui va à La Mecque et qui va à Jérusalem. Nous nous sommes battus sur le nombre de ministres qui seront musulmans ou chrétiens. Nous avons lutté sur la question de savoir qui serait le chef de tel ou tel parti politique. Voilà ce sur quoi nous nous battons.

Alors pourquoi cette lutte est-elle dépeinte comme une question religieuse et non pour ce qu’elle est réellement – un conflit d’intérêts économiques ou politiques ?

C’est à cause de la nature de la communauté nigériane. Nous nous identifions très facilement comme chrétiens ou comme musulmans. Allez au Nigeria un dimanche, les églises sont pleines. Tout le monde va à l’église le dimanche. Si vous êtes chrétien et vivez avec un musulman, et que vous restez à la maison un dimanche, il vous demandera « pourquoi ne vas-tu pas à l’église ? Qu’est-ce qui t’arrive ? Tu as un problème ? » Et le chrétien dira la même chose à un musulman. C’est comme si l'identité était définie en termes d'appartenance religieuse. Ainsi quoique vous fassiez, cela est considéré comme chrétien ou musulman.

En second lieu, quand il y a une rivalité entre deux personnes, vous faites tout ce qui est en votre pouvoir pour défendre celui qui est de votre côté. Ainsi si mon rival est un musulman et que je suis sur le point de perdre, je vais dire : « Vous voyez comment je suis traité, moi qui suis chrétien ». Comme saint Paul qui, se trouvant devant le sanhédrin, a regardé autour de lui pour repérer les pharisiens parmi les sadducéens et a déclaré : « je suis pharisien et c’est pourquoi je souffre ». Et les pharisiens l’ont alors soutenu. Il y a un peu de ça aussi. Du côté musulman, il y a des gens qui veulent attirer la solidarité de leurs frères musulmans de l’étranger, et pas seulement du Nigeria. Et il en est ainsi, on le voit, des deux côtés.

Mais la question est alors celle-ci  : quand arrive ce genre de chose, on ne songe guère à ce que pourra être l’issue finale. Sommes-nous en chemin vers la résolution de nos problèmes pour vivre ensemble, ou sommes-nous en train de nous préparer pour la guerre, quand nous aurons un jour un choc frontal entre chrétiens et musulmans ?

Vous avez mentionné des intérêts extérieurs. Ce sont ces intérêts qui provoquent le conflit ?

Il y a beaucoup d’intérêts en jeu. Mais, à mon sens, puisque nous parlons des bases religieuses, il existe naturellement, des deux côtés, des courants en très forte opposition. Certains courants islamiques sont convaincus que les chrétiens sont de mauvais croyants. Beaucoup de Nigérians regardent la télévision ou écoutent les sermons retransmis du Yémen par des chaînes islamiques ; il est possible de les entendre sans devoir forcément sortir du Nigeria. Il existe des groupuscules, des deux côtés, qui sont très dangereux.

Il y a aussi des chrétiens qui disent des choses terribles sur les musulmans. Pour eux, le musulman qui va à La Mecque adore une idole, une pierre, et il ne pourra jamais même s’approcher du paradis, car Jésus a dit que si un homme ne naît d'eau et d'Esprit, il ne peut entrer dans le Royaume de Dieu. Quand quelqu’un déclare publiquement et directement ces choses avec des haut-parleurs aux musulmans, ceux-ci y voient une provocation. Mais encore une fois, il s’agit de petits groupes. Notre Eglise n’enseigne pas cela. Quand ce genre d’échanges tourne à l’affrontement, c’est toute la communauté qui se trouve entraînée et c’est un grand problème. Le dernier motif que je citerai est – puisque nous parlons en termes de communication – que parfois les journalistes sont paresseux.

Quelle part de responsabilité peut-on imputer aux médias et pourquoi ?

Je crois que les journalistes sont parfois un peu paresseux  : ils ont déjà leur opinion toute faite sur la violence qui sévit au Nigeria, et il leur est plus facile de dire : « nous avons tout expliqué, il s’agit seulement de ces musulmans et chrétiens qui continuent à se battre ». Ils ne prennent pas la peine de chercher à en savoir un peu plus sur la véritable racine du problème. Parfois aussi cela dépend du journaliste. Si on contacte une de ces personnes qui pensent que nous devons unir toutes les forces chrétiennes pour en finir avec ces musulmans une fois pour toutes, alors on vous donnera ce type de version. Les journalistes devraient dire : « Je dois mener une enquête. J’ai parlé avec quelqu’un dans la foule qui m’a dit ceci, mais ensuite je dois entendre beaucoup d’autres voix avant de pouvoir m’exprimer sur la question ».

Vous avez dit que le passage de la Bible Matthieu 25 est, pour vous, ce qui exprime le mieux le christianisme. Pouvez-vous nous dire en quoi ce passage concerne la question du dialogue entre les musulmans et les chrétiens ?

« J’ai eu faim et vous m’avez donné à manger, j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire, j’étais nu et vous m’avez vêtu, prisonnier et vous êtes venu me voir. L’homme demanda : 'Quand ai-je fait tout cela ?' Jésus répondit : 'Dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait' ».

Je ne vois aucun motif pour lequel ce passage devrait être interprété dans le sens : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères « chrétiens ». Non, pour moi, c’est le test décisif pour savoir qui on est vraiment : si on n’a pas été bon avec son prochain, on ne peut pas prétendre être agréable à Dieu. C’est une idée que l’on retrouve tout au long du Nouveau Testament. Sans mâcher mes mots, je dis à mes gens à Abuja : « Ecoutez, mes frères : c’est merveilleux d’être catholique et si vous êtes bon catholique vous aurez une grande récompense au paradis, mais je vous dis qu’on ne vous demandera pas votre certificat de baptême à la porte du paradis ».

En d’autres termes, Matthieu 25 ne dit pas : « Etes-vous baptisé ? A quelle Eglise appartenez-vous ? » La question va être : « Qu’avez-vous fait pour les pauvres ? » La parabole est très forte et j’attire l’attention des hommes politiques sur ce point aussi. Si vous êtes un homme politique et que vous pouvez donner à manger à ceux qui ont faim, mais que vous n’avez rien fait et vous avez passé votre temps à voler de l’argent, vous aurez à en répondre aux portes du paradis.

La Bible, avez-vous dit, peut être une source utile pour une meilleure compréhension entre chrétiens et musulmans. Mais les musulmans nigérians lisent-ils la Bible ?

Pour répondre directement à votre question, oui. En effet, les musulmans nigérians lisent la Bible plus que les chrétiens nigérians lisent le Coran pour la simple raison que les Nigérians musulmans ont fréquenté les écoles catholiques et chrétiennes où ils ont lu la Bible. Certains musulmans, de bons étudiants musulmans ont fait des études bibliques et ont très bien réussi leurs examens. Aussi, d’une façon générale, le musulman nigérian est beaucoup mieux familiarisé avec l’enseignement chrétien que les chrétiens avec le Coran.

Mais pour en venir à votre question : je suis convaincu que non seulement la Bible nous aiderait à entretenir de bons rapports avec le monde islamique, mais aussi que le monde islamique devrait tirer de ses propres ressources spirituelles les éléments qui aideraient à soutenir les efforts du dialogue interreligieux. Je dis toujours à mes collègues et frères musulmans que si nous devions chercher des passages de la Bible où il est question de combat, nous en trouverions en abondance également chez les chrétiens. Il nous suffirait d’ouvrir Josué, les Juges pour voir comment Dieu combat pour les siens et détruit l’ennemi. Je pourrais me référer à ce texte, mais je ne le fais pas car j’ai d’autres textes qui m’encouragent à vivre en paix avec tous.

Jésus est venu et est mort pour toute l’humanité, ce qui signifie pour moi que tous sont mes frères et mes sœurs. Dans l’islam, le Coran contient des passages terribles qui, si vous les interprétez, signifient que soit vous convertissez les non croyants, soit vous les tuez. Ces textes sont bel et bien écrits et un musulman honnête vous dira : « Ces passages nous posent problème ». Je réponds : « Oui, mais vous avez, vous aussi, d’autres passages, de nombreux autres passages qui disent qu’il ne devrait pas y avoir de violence dans la religion ». Il y a même un texte qui dit clairement : « Si Allah l’avait voulu, il aurait fait de nous tous une seule nation, une seule religion, mais il nous a laissé ce chemin pour que nous puissions vivre en paix et qu’à la fin Lui soit seul juge de qui est bon ». Lorsque nous nous rejoignons sur cette base, nous pouvons cheminer ensemble sans devoir faire des compromis avec nos croyances fondamentales.

Donc un musulman devrait être un bon musulman et un chrétien un bon chrétien ?

Exactement – pour que le dialogue soit efficace. La question est qu’est-ce qu’un bon chrétien et un bon musulman ? Mais je crois que les deux religions sont d’accord pour dire que quand on commence à s’entretuer, ce n’est pas la volonté de Dieu.

Mais dans le Nouveau Testament, le passage du Sermon sur la montagne –qui demande de tendre la joue gauche si tu es frappé sur la joue droite – par exemple, est quelque chose d’incompréhensible pour un musulman ?

Je ne crois pas que tous le comprennent. Je veux dire : qui pourra vraiment tendre l’autre joue ? C’est là un aspect radical de l’Evangile chrétien.

Mais, soyons clairs  : pour un musulman tendre l’autre joue est un signe de faiblesse ?

Oui, pas seulement un signe de faiblesse, mais ce n’est même pas une bonne action ; vous encouragez le méchant à continuer à l’être.

A faire le mal ?

Oui, parce qu’il est de votre devoir d’empêcher le méchant de commettre le mal. Je crois aussi que c’est un devoir pour le chrétien de désarmer l’agresseur qui n’est pas dans son droit. C’est notre tâche, un droit et un devoir de désarmer cet agresseur. Mais comment ? Cela ne signifie pas nécessairement lui tirer dessus au bazooka pour le mettre en pièces quand on peut le désarmer, mais il y a des décisions concrètes à prendre sur le moment.

De même dans le cas des chrétiens et musulmans, la grande leçon à tirer du « tendre l’autre joue » n'est pas d'inviter celui qui a incendié ton église à incendier aussi l’autre le lendemain. Non. Mais c'est d’être prêts à lui pardonner. Le problème majeur est le pardon. Sommes-nous prêts à pardonner ?

Les musulmans avec qui vous dialoguez l’acceptent-ils et le comprennent-ils ?

Nous dialoguons sur du concret. Le conseil que je leur donne est qu’il n’est pas recommandé de frapper une personne innocente dans l’espoir qu’elle tende l’autre joue. Il n’est pas recommandé et même on n’a pas le droit de donner en premier des gifles à quelqu’un, mais si on en reçoit une, on doit savoir comment répondre. Jésus est très juste et au moment de sa Passion, le serviteur du grand prêtre lui donna une gifle en disant  : 'C’est ainsi que tu réponds au grand prêtre ?' Il est intéressant de noter la réponse de Jésus : 'Ai-je mal parlé ? Si j’ai mal parlé, témoigne de ce qui est mal ; mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ?' Jésus nous donne là un bon exemple de ce que signifie tendre l’autre joue. Cet exemple montre comment faire bon usage du texte biblique.

Nous avons parlé du dialogue dans ces situations complexes. Etes-vous optimiste ?

Je suis un optimiste incorrigible et j’ai toujours vu le bon côté des choses, parce que je crois aussi que c’est une attitude chrétienne. Nous croyons en Jésus ressuscité et Son esprit nous fait avancer. C’est pourquoi nous n’avons aucune crainte, mais cela mis à part, même en considérant la réalité de la corruption, j’aime de toutes mes forces le Nigeria. Il y a tant de gens merveilleux ici. L’immense majorité des Nigérians, de toutes confessions, sont des gens merveilleux et quand ils voient une chose bonne ils l’apprécient et s’en saisissent. Notre grand problème est que nous avons besoin d’un bon gouvernement, d’un gouvernement fort qui soit capable de galvaniser toutes ces choses merveilleuses et pas seulement les ressources naturelles, mais surtout les ressources humaines du Nigeria.

Avec l’aide de Dieu, il n’y aura plus de problèmes entre chrétiens et musulmans. Ma vision est que le Nigeria sera un modèle de coexistence entre chrétiens et musulmans dans le monde entier, parce que notre espace culturel englobe le plus grand nombre de chrétiens et musulmans vivant ensemble dans le même pays. Dans d’autres pays, la religion est soit une majorité soit une minorité. Quoiqu’ils fassent, ils sont divisés. Au Nigeria la population est également répartie (entre chrétiens et musulmans), nous nous regardons les yeux dans les yeux et sommes citoyens du même pays, parfois membres d’une même famille.

Propos recueillis par Marie-Pauline Meyer pour l'émission télévisée « La où Dieu pleure », conduite par la Catholic Radio and Television Network (CRTN), en collaboration avec l'association Aide à l'Eglise en Détresse (AED).

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