Nigeria : une « place spéciale » dans le coeur du pape

Discours de Benoît XVI au Corps diplomatique

Rome, (Zenit.org) Anne Kurian | 890 clics

« Les Nigérians occupent une place spéciale dans mon cœur » : c’est ce qu’écrit Benoît XVI sur son compte « twitter » @Pontifex, ce 7 janvier 2013.

Ce « tweet » a été publié à la suite des traditionnels vœux du Corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège, qui ont eu lieu ce matin, au Vatican. Le pape a adressé un discours à cette occasion, traçant un tour du monde des préoccupations urgentes actuelles (Cf. Documents pour le texte intégral).

Il s’est arrêté entre autres sur l’Afrique subsaharienne, encourageant « les efforts pour construire la paix, surtout là où demeurent ouvertes les plaies des guerres et là où pèsent de graves conséquences humanitaires ».

A ce propos, Benoît XVI a évoqué le Nigeria, dénonçant les « attentats terroristes qui font des victimes, surtout parmi les fidèles chrétiens réunis en prière, comme si la haine voulait transformer des temples de prière et de paix en autant de centres de peur et de division ».

Le pape a confié sa « grande tristesse en apprenant que, même dans les jours où nous célébrions Noël, des chrétiens ont été tués d’une façon barbare ».

Benoît XVI avait déjà appelé la paix sur le pays, lors de ses vœux de Noël (cf. Zenit du 26 décembre 2011). Il confirme son attention particulière pour le Nigeria dans son « tweet » du jour : « Les Nigérians occupent une place spéciale dans mon cœur ; beaucoup d’entre eux ont été victimes de violences insensées ces derniers mois. »

Le pape a mentionné par ailleurs « la Région de la Corne de l’Afrique », et « l’est de la République démocratique du Congo », où « les violences se sont ravivées, obligeant de nombreuses personnes à abandonner leurs maisons, leurs familles et leur cadre de vie ».

Benoît XVI a également appelé la communauté internationale à « une attention efficace » sur la situation du Mali, « déchiré par la violence et marqué par une profonde crise institutionnelle et sociale ».

Il a souhaité enfin, à l’attention de la République Centrafricaine, que « les pourparlers annoncés pour les jours qui viennent ramènent la stabilité et épargnent à la population de revivre les affres de la guerre civile ».