"Nous avons le devoir de toujours dire la vérité", message aux journalistes

Discours de Mgr Foley au congrès de l'UCIP

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CITE DU VATICAN, Mercredi 13 octobre 2004 (ZENIT.org) – "Nous avons le devoir de toujours dire la vérité", a déclaré aux journalistes catholiques Mgr John P. Foley, président du Conseil pontifical pour les Communications sociales.



Mgr Foley s’adressait aux participants du Congrès mondial de l'Union catholique internationale de la Presse (UCIP), organisé en Thaïlande, à Bangkok, du 9 au 12 octobre pour le congrès des jeunes journalistes et du 12 au 17 octobre pour le congrès général sur le thème: "Les médias au défi du pluralisme culturel et religieux. Pour un nouvel ordre social de justice et de paix" (cf. http://www.ucip.ch/cong/pf).

Dans son homélie lors du congrès des jeunes journalistes, Mgr Foley leur a recommandé de ne jamais perdre de vue deux aspects fondamentaux dans leur travail.

Tout d’abord, disait-il, "Dieu nous a donné une dignité, une éternelle destinée et une constante responsabilité morale" et "nous avons le devoir de toujours dire la vérité".

Mgr Foley a ensuite rappelé quatre règles: "ne jamais, jamais, jamais dire de mensonges ou être coupable d'écrire ou de transmettre délibérément une contre vérité"; "chercher à connaître la vérité sans être influencé par des idées préconçues ou des préjudices mais par les faits"; "soyez attentifs à la réputation des autres" et "soyez assidus dans l'examen des rapports publiques" car ils peuvent être très utiles pour l'information du public".

Mgr Foley a également rappelé au cours de ce congrès que la naissance de l'UCIP et d'autres organisations remonte à la "prise du pouvoir par le fascisme en Italie et le communisme en Russie, alors que le nazisme croissait en Allemagne..., alors que les courants intellectuels montraient peu de sympathie pour l'Eglise catholique en France en Espagne ou en Grande-Bretagne, et que l'anti-catholicisme était diffus dans la société nord-américaine".

"La situation actuelle est-elle très différente?", a interrogé Mgr Foley. "Nous vivons dans un contexte où la sécularisation dogmatique et le sectarisme fondamentaliste sont toujours hostiles à la foi catholique et où le rapprochement entre dévotion chrétienne et engagement professionnel est reproché aux journalistes catholiques. Dans l'Eglise même, on peut aussi constater le rejet des mauvaises nouvelles, même lorsqu'elles sont tragiquement une auto-évidence ou une vérité trop bien connue".

Le ministre des communications sociales de Jean-Paul II a encouragé l’UCIP en disant : "nous avons besoin d'une organisation professionnelle catholique qui respecte et affirme la double vocation de catholiques et de professionnels de la communication".