« Nous sommes en marche vers l'unité », affirme Benoît XVI

Déjeuner "oecuménique" et synodal, 12 octobre 2012

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ROME, samedi 13 octobre 2012 (ZENIT.org) – « Nous sommes en marche vers l’unité », affirme Benoît XVI, qui a rencontré personnellement le primat anglican, l’archevêque Rowan Williams – mercredi, 10 octobre - , et le patriarche oecuménique Bartholomaios Ier – vendredi matin, 12 octobre.

Le pape Benoît XVI a déjeuné, ce 12 octobre, à 13 h 30, en la salle Paul VI du Vatican, avec le patriarche oecuménique Bartholomaios Ier et le primat anglican Rowan Williams, ainsi qu’avec les pères qui ont participé à Vatican II et étaient présents, hier, 12 octobre, à l’ouverture de l’Année de la foi.

Le pape était entouré des pères du synode et des participants de la XIIIe assemblée générale ordinaire du synode des évêques, ainsi que des patriarches et archevêques des Eglises orientales catholiques, et d’une centaine de présidents des conférences épiscopales du monde entier.

Le pape a prononcé cette allocution en italien, d’abondance du coeur :

Sainteté,

Votre Grâce,


Chers frères,

Pour commencer, je voudrais annoncer un peu de grâce, c’est-à-dire que ce soir nous ne commençons pas à quatre heures trente – cela me semble inhumain -, mais à six heures moins le quart. C’est une belle tradition commencée par le bienheureux pape Jean-Paul II, de couronner le synode par un déjeuner ensemble.

C’est pour moi une grande joie d’avoir à ma droite Sa Sainteté, le patriarche Bartholomaios, patriarche œcuménique de Constantinople, et, de l’autre côté, l’archevêque Rowan Williams, de la Communion anglicane.

Pour moi, cette communion est un signe que nous sommes en marche vers l’unité, et que dans notre cœur, nous avançons. Le Seigneur nous aidera à avancer même extérieurement.

Il me semble que cette joie donne de la force aussi au mandat de l’évangélisation. « Synodos » veut dire « chemin commun », « être en marche ensemble », et ainsi, le mot « synodos » me fait penser au fameux chemin du Seigneur avec les deux disciples d’Emmaüs, qui sont un peu une image du monde agnostique d’aujourd’hui.

Jésus, leur espérance, était mort ; le monde vide ; il semblait que Dieu – réellement ou non – n’y était pas, ne s’intéressait pas à nous. Avec ce désespoir au cœur, et pourtant avec une petite flamme de foi, ils avancent. Le Seigneur marche mystérieusement avec eux et il les aide à mieux comprendre le mystère de Dieu, sa présence dans l’histoire, sa marche silencieuse avec nous.

A la fin, au cours du dîner, alors que les paroles du Seigneur et leur écoute avaient déjà embrasé leur cœur et éclairé leur esprit, ils le reconnaissent pendant le repas, et finalement leur cœur commence à voir.

Ainsi, au synode, nous sommes ensemble avec nos contemporains en marche. Prions le Seigneur pour qu’il nous éclaire et qu’il embrase nos cœurs afin qu’ils deviennent voyants, qu’il éclaire notre esprit ; et prions afin que, pendant le repas, dans la communion eucharistique, nous puissions être réellement ouverts, le voir, et ainsi embraser aussi le monde, et donner sa lumière à notre monde.

Dans ce sens, le repas – de même que le Seigneur a pris souvent le déjeuner et le dîner comme symbole du Royaume de Dieu – pourrait être aussi pour nous un symbole de la marche commune et une occasion de prier le Seigneur afin qu’il nous accompagne,  qu’il nous aide. Dans ce sens, disons maintenant la prière d’action de grâce. Bon repos, nous nous voyons dans la salle du synode. Merci !

© Libreria Editrice Vaticana

Traduction de Zenit, Anita Bourdin