Nouvelle évangélisation : un Libanais et un Nigerian membres du dicastère

Les archevêques de Beyrouth des Maronites et de Jos

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Anita Bourdin

ROME, mercredi 25 juillet 2012 (ZENIT.org) – Le pape Benoît XVI a nommé deux nouveaux membres du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation : un Libanais et un Nigerian, engagés dans le dialogue avec l’islam.

Il s’agit de l’archevêque de Beyrouth des Maronites, Mgr Paul Youssef Matar, et de l’archevêque de Jos, déchiré par les luttes ethniques et interreligieuses, Mgr Ignatius Ayau Kaigama.

L’harmonie interreligieuse

Mgr Kaigama prône le dialogue interreligieux pour sortir de la violence. Président de la Conférence des évêques catholiques du Nigeria (CBCN), il a en effet obtenu une reconnaissance internationale pour son rôle pour la promotion de la paix et de l’harmonie interreligieuse au Nigeria et spécialement dans l’Etat de Plateau (cf. Zenit du 18 juin 2012).

Mgr Matar a participé à la conférence sur le dialogue interreligieux entre chrétiens, juifs et musulmans, à Gödollö (Budapest), organisée les 2 et 3 juin derniers par le ministère de l’administration publique et de la justice de Hongrie et le Conseil de l’Union européenne (cf. Zenit du 8 juin 2012).

En 2010, il a aussi participé au synode pour le Moyen Orient. Il est intervenu le 12 octobre, sur le thème du dialogue avec l’islam (cf. Zenit du 15 octobre 2012).

« En référence, dans l'Instrumentum Laboris, aux défis auxquels les Chrétiens d'Orient sont confrontés, et à leurs rapports avec les Musulmans, et pour ouvrir à la situation présente des perspectives d'avenir, quatre responsabilités sont à délimiter, qui doivent toutes concourir au succès de cette oeuvre historique, pour le Moyen-Orient et pour le Monde », a déclaré l’archevêque.

La responsabilité des chrétiens dans le monde

Il souligne « la responsabilité des Chrétiens d'Orient eux-mêmes », « la responsabilité des Musulmans de la région », « la responsabilité des puissances Occidentales », et « la responsabilité des Chrétiens occidentaux et du monde ».

« Solidaires de leurs frères du Moyen-Orient, les Chrétiens occidentaux et du monde doivent connaître davantage leurs frères du Moyen-Orient pour être mieux solidaires de leurs causes. Ils doivent aussi exercer une pression sur l'opinion publique chez eux comme sur leurs gouvernants pour rétablir la justice dans les relations avec le Moyen-Orient et l'Islam, et aider à libérer le monde du fondamentalisme et le conduire à la modération », a expliqué Mgr Matar.