Objection de conscience : l’Alliance pour les Droits de la Vie reste vigilante

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ROME, Vendredi 8 octobre (ZENIT.org) - Dans un communiqué, l'Alliance pour les Droits de la Vie a salué la décision des parlementaires du Conseil de l'Europe, qui ont rejeté le projet de résolution et de recommandation visant à « réglementer le droit à l'objection de conscience » dans le domaine médical (cf. Zenit du 7 octobre). En effet, cette tentative d'encadrement était un premier pas vers la négation du droit à l'objection de conscience.

A l'inverse du projet de la députée britannique Mac Cafferty, le nouveau texte promeut et réaffirme le droit à l'objection de conscience, notamment dans le domaine médical. Présents à Strasbourg durant les débat aux côtés de responsables d'associations, engagées avec l'Alliance pour les droits de la Vie contre cette résolution, le docteur Xavier Mirabel a pu remettre avant le vote au Président de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe les résultats d'une pétition de 26 000 signatures dont plus de 4 000 soignants, réaffirmant leur attachement à la clause de conscience. Par ailleurs, cinquante représentants associatifs ont manifesté symboliquement devant le Conseil de l'Europe (voir photo).

L'Alliance reste cependant vigilante, car, en France, la clause de conscience est déjà largement théorique : nombreux sont les professionnels de santé qui connaissent des discriminations à l'embauche, ou des brimades dans l'exercice de leur activité, parce qu'ils veulent exercer leur clause de conscience.

L'association rappelle qu'il ne sera jamais juste de forcer une personne à poser un acte que sa conscience réprouve.

L'Alliance pour les Droits de la vie plaide pour que le vote de ce jour soit l'occasion de réaffirmer solennellement, en France, la liberté de conscience des soignants. Elle rappelle l'importance que ne soit plus remis en question le droit à la liberté de conscience des professionnels de santé, notamment à l'embauche. Très concrètement, elle demande que, lors des entretiens de recrutement, les établissements de santé ne s'autorisent plus à poser aux candidats la question de leur clause de conscience.