Oecuménisme : reconnaître ses faiblesses...

... pour plus d'unité, par le card. Koch

Rome, (Zenit.org) Anne Kurian | 411 clics

L'oecuménisme est « une relation sincère » et non une « extériorité de façade », estime le cardinal Koch qui invite chaque Église chrétienne à parler des « problèmes communs » : admettre honnêtement ses « faiblesses » se transforme en « un lien qui unit ».

Le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens a adressé un message aux participants de la « Conférence sur l’œcuménisme réceptif » (Receptive Ecumenism Conference), organisée du 9 au 12 juin à l’Université Fairfield du Connecticut, aux États-Unis.

Plaidant pour un dialogue basé sur la « vérité » et sur l’« amour », il fait observer que les chrétiens sont « confrontés à de nombreux problèmes communs dans leur vie ecclésiale », comme le disait le cardinal John Henry Newman : « les chrétiens se ressemblent beaucoup plus, même dans leurs faiblesses, que ce qu’il se sont souvent imaginé ».

« Et pourtant, déplore le cardinal, dans nos dialogues, nous nous contentons de trop peu, de l’extérieur des choses, d’être 'aimables et cordiaux' les uns avec les autres par les paroles et par les œuvres ». Ainsi le bienheureux Newman dénonçait la tendance des chrétiens de confessions différentes à « ne pas sonder complètement leurs blessures », au risque que leur amour ne « grandisse pas ».

Le cardinal Koch souligne au contraire l’efficacité du « dialogue de vérité » proposé par l’« œcuménisme réceptif », dans lequel le fait d’admettre honnêtement ses « faiblesses » se transforme en « un lien qui unit » : « le dialogue qui commence à la racine des choses, avec les défis réels et les blessures de la vie ecclésiale, est celui par lequel les relations grandissent et s’approfondissent. C’est vraiment un dialogue d’amour. »

Avec une traduction de Constance Roques