"On ne peut pas connaître Jésus sans avoir de problèmes"

Homélie du matin, 26 septembre 2013

Rome, (Zenit.org) Anne Kurian | 1939 clics

Le chrétien ne peut pas connaître Jésus en « première classe », dans la « tranquillité », en évitant « les problèmes », mais dans la vie quotidienne, à travers trois langages : « intelligence, cœur, action », a souligné le pape François lors de la messe qu’il a célébrée ce matin, 26 septembre 2013, à la Maison Sainte-Marthe.

Sur le chemin quotidien

Selon Radio Vatican, le pape a commenté la question du roi Hérode dans l’Evangile du jour « mais qui est cet homme dont j'entends tellement parler ? » (Lc 9,7-9). 

Cette interrogation est posée par tous ceux qui rencontrent Jésus, soit « par curiosité » soit pour avoir « une certitude », ou encore par tous ceux qui, comme dans l’Evangile, « ont peur de cet homme », des conséquences qu’il pourrait entraîner.

Pour le pape, la question générale est « mais qui est celui-ci qui fait tant de problèmes ? ». Car « Jésus fait des problèmes » : « on ne peut pas connaître Jésus sans avoir de problèmes. Et j’oserais dire: ‘Si tu veux avoir un problème, emprunte la route pour connaître Jésus. Et tu n’en auras pas qu’un, mais beaucoup !’ ».

Pourtant, « c’est la route pour connaître Jésus : on ne peut pas connaître Jésus en première classe. Jésus se connaît sur le chemin quotidien de tous les jours. On ne peut pas connaître Jésus dans la tranquillité, ni dans la bibliothèque… ».

Intelligence, coeur, action

Certes, « on peut connaître Jésus dans le Catéchisme », et même il faut « étudier, apprendre » le Catéchisme, pour « connaître le Fils de Dieu, qui est venu pour sauver [l’homme] » et pour « comprendre toute la beauté de l’histoire du Salut, de l’amour du Père ».

« Mais il n’est pas suffisant de le connaître avec l’intelligence : c’est une étape. Il est nécessaire de le connaître dans le dialogue avec Lui, en parlant avec Lui, dans la prière, à genoux ».

Celui qui « ne prie pas, ne parle pas avec Jésus », ne le connaît pas : il connaît « les choses de Jésus », mais « ce n’est pas la connaissance du cœur, donnée dans la prière. Connaître Jésus avec le coeur, dans la prière, dans le dialogue avec Lui ».

Si l’intelligence et le cœur « aident », ce n’est cependant « pas suffisant » : « il y a une troisième route pour connaître Jésus : c’est la ‘sequela’. Aller avec Lui, marcher avec Lui ».

Il s’agit « d’aller, de parcourir ses chemins, en marchant », c’est-à-dire de « connaître Jésus par le langage de l’action ».

Finalement, les trois langages, « de l’intelligence, du coeur, de l’action » appellent à l’engagement : « on ne peut pas connaitre Jésus sans s’impliquer avec Lui, sans miser sa vie sur Lui. Quand tant de gens se posent la question ‘Mais qui est cet homme?’, la Parole de Dieu répond: ‘Tu veux savoir qui il est ? Lis ce que l’Eglise dit de Lui, parle avec Lui dans la prière et chemine avec Lui. Ainsi, tu connaîtras qui est ce homme’. C’est la route ! Chacun doit faire son choix ! ».