ONU: Contre le terrorisme, combattre le racisme et la xénophobie

Le racisme, une "banqueroute morale"

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CITE DU VATICAN, Lundi 25 mars 2002 (ZENIT.org) - Une réponse au terrorisme: combattre le racisme et la xénophobie, indique Mgr Martin.



Le racisme constitue une "banqueroute morale", disait le pape en 1995 à Johannesbourg (Afrique du Sud). Mgr Diarmuid Martin, Observateur du Saint-Siège à Genève à l´ONU, a rappelé la force de cette expression lors de son intervention devant la Commission des Droits de l´homme, le 22 mars.

La Commission consacre en effet sa 58e session, du 18 mars au 26 avril, à la question du racisme.

Rencontre des différences, coexistence humaine, dialogue entre les peuples, les cultures: autant de valeurs mises en relief par l´Observateur du Saint-Siège, en contraste avec les événements terroristes qui secouent le monde.

C´est précisément dans ce contexte que Mgr Martin soulignait l´urgence de surmonter racisme et xénophobie, des maux "anciens" mais qui, s´ils ne sont pas déracinés, détruisent dramatiquement "le tissu même de la coopération humaine", avertissait Mgr Martin.


A ce sujet, Mgr Martin évoquait le récent sommet de Durban contre le racisme: il a été marqué, disait-il par des incompréhensions et des difficultés, mais il a été finalement capable de produire une stratégie, même si elle est incomplète et approximative. Et ceci en vue d´initiatives conjointes de la communauté internationale.

Le Saint-Siège propose donc trois priorités: créer et faire fonctionner sérieusement, au niveau national, des organismes appropriés anti-discriminatoires; veiller à ce que les minorités ethniques et les groupe socialement vulnérables aient un plein accès à l´éducation; vérifier l´efficacité de la police et de la magistrature dans le combat contre le racisme.

Pourtant, cela ne suffit pas, face aux formes "modernes" et toujours nouvelles du racisme.

Mgr Martin en indiquait deux formes en particulier: dans le domaine des biotechnologies, la tentation de l´eugénisme, toujours latente, et l´intolérance raciale qui se manifeste dans le cadre de la "nouvelle" immigration, même lorsque l´on reconnaît son importance et sa contribution aux progrès économiques du pays d´accueil.