ONU: Développer des formes de coopération plus efficaces et plus concrètes

Lettre du card. Sodano à Kofi Annan

| 346 clics

CITE DU VATICAN, Vendredi 20 juin 2003 (ZENIT.org) - Dans une lettre au Secrétaire général de l'ONU Kofi Annan, en date du 5 juin, le cardinal secrétaire d'Etat Angelo Sodano, l'assure "du soutien du Saint-Siège au rôle fondamental des Nations Unies" tout en souhaitant que soient développées "des formes de coopération plus efficaces et plus concrètes".



"Le Saint-Siège estime que l'ONU devrait développer des formes de coopération plus efficaces et plus concrètes, engageant les dirigeants mondiaux à s'unir dans la lutte contre des situations d'injustice et d'oppression qui débouchent sur des hostilités entre peuples", écrit le cardinal Sodano.

Le Secrétaire d'Etat évoque la récente crise irakienne et "attire l'attention sur la nécessité d'un plus grand respect des principes fixés par la Charte des Nations Unies afin d'éviter des actions unilatérales qui pourraient conduire à un affaiblissement du droit international et des accords établis".

"La récente Résolution 1483 du Conseil de Sécurité, relative au rétablissement des institutions et à la reconstruction de l'économie en Irak", ouvre la voie, écrit le Secrétaire d'Etat, à la "confirmation de la validité du rôle de l'Organisation des Nations Unies", tel qu'il est défini par la Charte de 1945.

Le cardinal Sodano rappelle à ce sujet le contenu des interventions de Jean-Paul II. "Comme vous le savez, continue le cardinal, le pape s'est souvent exprimé sur la nécessité d'une autorité internationale indépendante et en mesure d'être un médiateur dans les conflits potentiels mais aussi une référence pour l'humanité tout entière, guidant la famille humaine dans la paix et le respect du droit".

Le cardinal Sodano cite également les propos de Jean XXIII il y a quarante ans, dans l'encyclique "Pacem in terris", et le message de Jean-Paul II en 1995 aux Nations Unies: le pape disait espérer que les Nations Unies deviennent "un centre moral où toutes les nations du monde se sentent chez elles, en développant la conscience commune d'être pour ainsi dire une "famille de nations"."