ONU: La dignité et les droits des femmes, pour une globalisation positive

Intervention de la représentante du Saint-Siège à New-York

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CITE DU VATICAN, Vendredi 19 octobre 2001 (ZENIT.org) - La promotion de la femme, du respect de sa dignité et de ses droits est indispensable pour que le monde puisse "recueillir les bienfaits de la globalisation et en éviter les effets négatifs", a affirmé, au nom du Saint-Siège, Mme Joan McGrath Triulzi, hier, 18 octobre, à New York, devant un comité spécial des Nations Unies pour la question féminine.



La réunion était centrée sur les développements de la IVe conférence de l´ONU sur les femmes et sur la 23e session spéciale de l’assemblée générale sur le thème: "Femmes 2000: égalité des sexes, développement et paix pour le 21e siècle".

Face aux nouveaux défis de la globalisation, avec ses "vastes implications, aussi bien positives que négatives", la représentante du Saint-Siège a soutenu avant tout que "la reconnaissance de la dignité de la personne, spécialement des femmes et des jeunes filles, doit être le point de départ pour favoriser un développement humain authentique".

Une forme de globalisation qui ignorerait la dignité intrinsèque des femmes et leur contribution spéciale à la société, disait en substance Mme McGrath Triulzi, réduirait les femmes elles-mêmes à un objet exclusivement économique.

D´autre part, pour faciliter leur contribution à la construction d´un monde meilleur, les droits humains et les libertés fondamentales des femmes et des jeunes filles doivent être protégés, de façon à ce qu´elles aussi bénéficient de la globalisation". Ce qui suppose entre autres, ajoutait la représentante du Saint-Siège, le respect du droit à contracter librement mariage et à s´occuper de leur famille, à chercher un travail, et à obtenir de justes salaires, à être protégées contre tout abus et toute exploitation: c´est une condition indispensable pour la contribution des femmes au développement économique".

Enfin, Mme McGrath Triulzi a souligné l´exigence prioritaire d´investir dans les services sociaux de base, afin que les femmes puissent avoir la santé physique et mentale, ainsi que les compétences professionnelles nécessaires pour jouer un rôle actif dans l´économie en changement.