ONU : Le commerce illicite des armes de petit calibre, menace pour la paix

Appel du Saint-Siège

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ROME, Lundi 3 juillet 2006 (ZENIT.org) – Le commerce illicite d’armes légères et de petit calibre est une menace pour la paix, le développement et la sécurité , a rappelé le Saint-Siège à l’ONU.



Mgr Celestino Migliore, Observateur permanent du Saint-Siège à l’ONU, est en effet intervenu sur ce thème au cours de la 60e assemblée générale des Nations Unies sur le trafic d’armes légères, à New York.

Durant son intervention en anglais, publiée sur le site du Vatican (www.vatican.va), le nonce a manifesté la volonté du Saint-Siège de soutenir la lutte contre le commerce illicite d’armes.

Rappelons que le 7 juin dernier, 42 pays se sont engagés, par la déclaration de Genève sur la Violence armée et le Développement, à soutenir l’intégration du contrôle sur les armes légères.

« C’est une menace qui provient, disait-il, non seulement du conflit mais également de soulèvements parmi les civils, du crime organisé, du trafic d’êtres humains, du terrorisme et voire même de la pauvreté, et qui prospère dans un monde interconnecté et globalisé ».

Mgr Migliore dénonçait ainsi les activités liées au trafic d’armes, comme le trafic de drogue ou de pierres précieuses.

Il invitait à prendre conscience de leurs aspects « éthiques, sociaux et humanitaires » dans un processus qui doit avoir comme « premiers bénéficiaires » les pays pauvres.

Etant donné le lien entre la violence, la destruction, la désintégration sociale et les armes, ces marchandises requièrent, soulignait le représentant du Saint-Siège, une attention particulière.

Et pour cela, il préconisait des interventions dans quatre directions principales : « l’institution de modèles adéquats de gestion et de sécurité des stocks de ces armes », la « définition de critères clairs sur l’exportation des armes », des « mécanismes de récolte et de destruction des armes », une « meilleure coopération régionale, qui comporte une attention vigilante au transport des armes le long de frontières perméables ».

Mgr Migliore a également abordé la question des « enfants-soldats », soulignant combien ils avaient besoin de « retrouver leurs familles », de « se réintégrer à la société » et « d’une rééducation adéquate » à une vie d’enfant.

Enfin, Mgr Migliore a invité la communauté internationale à « reconnaître les liens » existant entre le « désarmement », le « développement » et les « préoccupations humanitaires ».

Et il appelait à promouvoir des initiatives en vue de la « réduction de la demande d’armes » et de la « violence armée ».