ONU : moins d'argent dans les armes, plus pour les pauvres

Par Mgr Chullikatt

Rome, (Zenit.org) Anne Kurian | 426 clics

Moins d'argent dans les armes, plus pour les pauvres : c’est le plaidoyer du Saint-Siège à la tribune de l’ONU, le 22 octobre 2013 : « réduire les dépenses militaires trop élevées » et consacrer « une partie des dépenses militaires à un fonds mondial pour soulager les besoins des pays en développement et les moins avancés ».

Mgr Francis A. Chullikatt, observateur permanent du Saint-Siège à l'ONU à New York, est intervenu lors de la première commission de la 68e Assemblée générale sur le thème « Le désarmement général et complet ».

L’archevêque a plaidé pour mettre fin au « militarisme myope » et « se concentrer sur les besoins à long terme de la famille humaine » : « Un monde meilleur est possible en réduisant les dépenses militaires trop élevées » et en consacrant « une partie des dépenses militaires à un fonds mondial pour soulager les besoins des pays en développement et les moins avancés ».

En effet, « la paix, la sécurité et la stabilité ne peuvent être acquises uniquement par des moyens militaires, ni par l'augmentation des dépenses militaires, mais par la promotion d'un vrai développement humain intégral, où la sagesse, la raison et la force du droit doivent l'emporter sur la violence, l'agression et le droit de la force ».

La paix, a ajouté Mgr Chullikatt, « est un édifice en construction permanente dont les fondements résident moins dans la force que dans la confiance, dans le respect des obligations assumées et dans ​​le dialogue ».

« Sans ces éléments fondamentaux », il a mis en relief « un risque non seulement pour la paix, mais aussi pour l'existence même de la famille humaine ».

L’archevêque a appelé la communauté internationale à « agir d'une seule voix pour interdire toutes les armes de destruction massive » car « il est illusoire de penser que la paix et la sécurité de certains peuvent être assurés sans la paix et la sécurité d'autrui ».

« Les intérêts de sécurité nationale sont profondément liés à ceux de la sécurité internationale », dans un monde « de plus en plus conscient de son unité et interdépendance », a-t-il fait observer.

Mais Mgr Chullikatt a aussi noté que « la volonté du monde dans son ensemble pour aller de l'avant de manière constructive dans l'élimination des armes nucléaires n'a jamais été plus évidente ». Il a salué « les progrès réalisés dans le conflit syrien et dans la perspective d'une solution politique à l'horizon », insistant pour « fixer une date ferme pour la conférence sur le Moyen-Orient ».

L'archevêque a également salué la « résolution unanime du récent Conseil de Sécurité sur les armes chimiques de la Syrie » et « la Réunion de haut niveau sans précédent sur ​​le désarmement nucléaire lors de l'Assemblée générale du 26 septembre ».

« Les perspectives de coopération de tous les États pour un nouvel agenda pour la paix ont soudainement pris un rebond. Ce travail exige l'effort continu de sensibilisation et la coopération de tous », a-t-il estimé.