ONU : Sort des petites filles, le Saint-Siège appelle à « briser le silence »

Y compris contre la pratique de l’avortement sélectif

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ROME, Jeudi 8 mars 2007 (ZENIT.org) – A l’ONU, le Saint-Siège défend le sort des petites filles maltraitées, en luttant aussi contre la « sélection pré-natale du sexe », l’ « infanticide », et la préférence pour un « fils » plutôt qu’une « fille », qui conduit à la pratique de « l’avortement sélectif », souligne la Mission d’Observation du Saint-Siège à New York qui souhaite que la Commission ad hoc « brise le silence ».



En effet, la 51e session de la Commission de l’ONU sur le Statut de la Femme (« CSW ») s’achève dans trois jours. Le thème des travaux de cette année était particulièrement important, souligne la Mission conduite par Mgr Celestino Migliore : l’élimination de la discrimination et de la violence contre les petites filles dans leur vie quotidienne, dans le monde entier.

Il a été notamment question de la mutilation génitale, des mariages forcés, ou précoces. Le Saint-Siège a exprimé son soutien aux textes qui reflètent les besoins d’une petite fille, notamment l’éducation, l’élimination de toute forme de violence, et du travail infantile, l’amélioration de la santé, l’apaisement des conflits, l’éradication des mutilations, la suppression des mariages forcés ou précoces, et le trafic des petites filles.

Mais le Saint-Siège soulignait que la Commission doit également affronter des thèmes importants comme la « sélection pré-natale du sexe », l’ « infanticide », et la préférence pour un « fils » plutôt qu’une « fille ».

Le saint-Siège souhaite que ces questions apparaissent dans les « Conclusions » finales de la commission et soient accompagnées de « résolutions » à adopter par cette 51e session de la CSW.

La pratique de l’avortement sélectif n’est pas nouvelle, reconnaît la délégation. Le sujet a été évoqué lors des grandes conférences de l’ONU sur la femme. Et des rapports récents du secrétaire général de l’ONU ont demandé que la question soit affrontée.

Mais en dépit de l’importance du sujet, la Commission est restée silencieuse sur cette sélection pré-natale du sexe, l’infanticide et la préférence pour un enfant mâle, déplore la délégation qui demande que l’on « brise le silence » qui enveloppe encore ces questions si importantes.