ONU : une Journée de la charité, en mémoire de Mère Teresa

Tribune du card. Sarah

Rome, (Zenit.org) | 532 clics

L’Assemblée générale des Nations unies a célébré la première « Journée internationale de la charité » le 5 septembre dernier, jour anniversaire de la mort de la bienheureuse Mère Teresa de Calcutta (1910-1997).

Dans une tribune publiée sur L'Osservatore Romano, le cardinal Robert Sarah, président du Conseil pontifical Cor Unum, se réjouit de cette initiative.

« La reconnaissance de la personne et du travail de mère Teresa de la part de la communauté internationale est également une invitation pour nous à continuer à rendre ce témoignage d’amour à ceux qui sont dans le besoin », écrit-il, rappelant l'appel du pape François à être « une Église pauvre pour les pauvres ».

Le cardinal rend hommage « au service et au dévouement de tant de personnes et d’institutions catholiques généreuses », à « de nombreux hommes et femmes qui ont consacré leur vie aux œuvres de miséricorde dans les parties les plus pauvres du monde ».

La raison d’être de la mission de charité de l’Église « sont Jésus Christ et le témoignage de son amour, rendu dans le service aux pauvres », ajoute-t-il, citant Mère Teresa : « Nous ne sommes pas de vrais agents sociaux. Peut-être accomplissons-nous un travail social aux yeux des personnes, mais en réalité nous sommes des contemplatives au cœur du monde ; en effet, nous touchons le corps du Christ vingt-quatre heures par jour », disait-elle.

Soulignant que l’Église doit voir chez les pauvres « la totalité et l’intégrité alors qu’ils sont devant Dieu », il cite à nouveau Mère Teresa : « Dieu s’est identifié avec l’affamé, le malade, celui qui était nu, sans toit ; une faim non seulement de pain, mais aussi d’amour, de soin, de considération de la part de quelqu’un ; une nudité non seulement de vêtements, mais aussi de cette compassion que seulement peu de personnes ressentent pour ceux qu’elles ne connaissent pas ; une absence de toit non seulement du fait de ne pas posséder un abri de pierre, mais de n’avoir personne à pouvoir considérer comme un voisin ».