Ordination épiscopale du P. Georges Marie Martin Cottier à Sainte-Sabine

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CITE DU VATICAN, lundi 20 octobre 2003 (ZENIT.org) - Evêque pour être « un ambassadeur du Christ » : le Théologien de la Maison pontificale, le P. Georges Marie Martin Cottier, o.p., qui sera demain parmi les nouveaux cardinaux de plus de 80 ans, a été ordonné évêque ce lundi soir en la basilique sainte Sabine sur l’Aventin par le cardinal Christoph Schönborn également Dominicain.



Parmi les autres évêques consécrateurs, on reconnaissait entre autres le cardinal Bernardin Gantin et l’archevêque de Paris, le cardinal Jean-Marie Lustiger.

Dans son homélie, le cardinal Schönborn , archevêque de Vienne, a souligné que la consécration épiscopale n’était pas un « plus » par rapport à la consécration baptismale, mais une consécration « essentiellement différente ». Le seul « sommet » à atteindre pour un chrétien, la seule « carrière », c’est la « sainteté ». « Il n’y a pas de vie plus pleinement réalisée que celle des saints », insistait le cardinal Schönborn.

« Vous êtes devenu prêtre dans l’Ordre des Frères prêcheurs, cela vous rend serviteur de la sainteté », disait encore l’archevêque viennois. Le prêtre et l’évêque sont au service « de la sainteté du peuple de Dieu ». Et c’est ainsi qu’ils se sanctifient eux-mêmes ».

Mais quel diocèse pour le Théologien de la Maison pontificale ? « Le service de l’Evêque par excellence de l’Eglise catholique auquel le Seigneur a confié son troupeau ».

Le cardinal Scönborn rappelait que le P. Cottier était un philosophe, choisi comme théologien par le pape. Et qu’il était spécialiste de Marx mais aussi de la pensée des auteurs du XXe siècle et disciple de saint Thomas d’Aquin, qui a enseigné à Sainte-Sabine. Evoquant le thème de l’amitié, il concluait que le rôle du théologien est d’être « au service de l’amitié avec Dieu » : « Vous mettrez votre amour à gagner des amis au Christ ».

Le cardinal de Vienne soulignait avant d’achever combien le P. Cottier était doué de ce don de l’amitié fait « d’affabilité », de « délicatesse », de « bonté » dans les rapports humains.

L’homélie avait eu lieu après le chant du « Veni Creator » et après la présentation de l’évêque élu.

Après le poignant dialogue où l’ordinand répondait d’une voix ferme « Oui, je le veux », la litanie des saints préparait l’imposition des mains et de l’Evangile et la prière consécratoire, suivie de l’onction chrismale et de la remise des insignes de l’épiscopat : l’Evangile – à annoncer - , l’anneau – signe de fidélité -, la mitre, signe de la sainteté, la crosse, signe du ministère du pasteur.

Puis la liturgie eucharistique suivait son cours pour s’achever par le Te Deum au cours duquel le nouvel évêque a béni en parcourant la nef centrale entouré de deux évêques ordinants la foule des parents et amis qui remplissait la grande basilique, sous le regard des antiques mosaïques représentant sous la forme de deux femmes l’Eglise issue de la synagogue et l’Eglise issue des païens.

Auparavant, Mgr Cottier avait adressé quelques mots de gratitude envers le pape tout d’abord pour son « témoignage d’affection », à toutes les personnes présentes et au cardinal Schönborn, au Père général et au Père provincial, à sa famille, à ses parents.

Il avouait que pour lui être frère prêcheur signifiait être « ambassadeur du Christ », « de son amour », de son « pardon », de la « réconciliation ». « Pour ce ministère, je vous demande votre prière » disait-il.