Orthodoxes de Grèce: le pape rencontre une délégation de l'Apostoliki­ diakoni­a

"Une occasion pour relancer l'engagement oecuménique"

Rome, (Zenit.org) Anne Kurian | 517 clics

« Une occasion pour relancer l’engagement oecuménique et les relations de collaboration avec le Saint-Siège » : c’est le titre de L’Osservatore Romano, qui commente la rencontre du pape François avec une délégation de l’"Apostolikí diakonía", hier, 24 mars 2014.

L’"Apostolikí diakonía" est l’organisme oecuménique chargé de la promotion d’activités pastorales, culturelles et éditoriales pour le compte du saint Synode de l’Église orthodoxe de Grèce. Une délégation est en visite à Rome du 21 au 26 mars, sous la conduite du directeur général, Mgr Agathanghelos, évêque de Fanarion.

Au programme : des visites aux basiliques Saint Pierre et Saint Paul-hors-les-Murs et des rencontres avec le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, ainsi qu’avec les responsables de la Librairie éditrice vaticane.

L’« Apostolikí diakonía » a également rendez-vous avec les responsables de la Bibliothèque apostolique vaticane, avec lesquels l’organisme collabore pour la coédition de manuscrits grecs.

L’Osservatore Romano rappelle que différents projets de collaboration culturelle entre le Saint-Siège et l’Apostolikí diakonía ont été réalisés depuis la visite de Jean-Paul II à Athènes en 2001. Il cite notamment « le programme d’été de connaissance du grec moderne et de la culture orthodoxe », à Athènes, où chaque année des étudiants catholiques des universités pontificales « sont hébergés gratuitement ». L’été prochain marquera la Xe édition de ce programme.

Dans un entretien avec Zenit, en 2006, Mgr Agathanghelos expliquait : « Nous sommes unis par une tradition commune, la théologie, la succession apostolique, nos opinons sur la bioéthique, les droits de l’homme, la paix dans le monde. Nous avons vécu 1000 ans ensemble ; puis 1000 autres années nous ont séparés. Notre histoire a connu des moments tragiques. Nous nous sentions souvent blessés. Mais cela ne veut pas dire qu’aujourd’hui nous ne puissions pas vivre comme des frères. »

Il plaidait pour « une collaboration entre les Eglises » en organisant notamment des visites mutuelles pour « permettre de surmonter les préjugés ».

Avec Hélène Ginabat pour la traduction